Pourquoi lui as-tu dit…

Créé par le 20 sept 2018 | Dans : Non classé

Pourquoi lui as-tu dit que tu ne voulais plus ? Enfin, tu n’as rien dit, mais tu l’as fait comprendre, en n’ouvrant plus la bouche, refusant le contact, le dialogue, en baissant le regard et en étant absent. Une sorte de crise des plus sensationnelle, assez désespérée (va-t-elle durer longtemps ?) tu t’apprêtais peut-être à prendre ton envol … Tu te sentais perdu, entouré d’inconnus dans ta propre maison. Des inconnus, en fait que tu as engendrés et que tu répudiais, ils donnaient la nausée – ne voulant plus parler ni à l’un ni à l’autre (ils te le rendaient bien…) et en te comportant tout comme un détraqué, qui perdait les moyens et qui avait choisi cette façon de faire, étrange comportement que tu n’avais vraiment jamais bien pratiqué, qui t’affolait un peu, mais que tu appréciais dans le fond, sans pouvoir t’arrêter. Tout semblait s’aggraver et tu ne savais pas jusqu’où ça te mènerait. Tu avais bien créé une situation des plus désorientée, qui t’avait transformé en un être râpeux, violent dans la parole, ainsi que dans les actes, frustré invétéré, tu avais par moment peur de t’évanouir, de faire un AVC, tu n’étais pas à l’aise et tu n’étais pas drôle, c’est le moins qu’on puisse dire. Une envie de plaisir paraissait t’envelopper, un plaisir solitaire et légèrement malsain, peut-être masochiste, un plaisir de souffrance et de mauvaise humeur, qui provoquait l’instant et qui devenait peur, lâcheté et puis honte. Tu t’y complaisais bien dans cette comédie qui tournait au scabreux. Elle ne faisait sourire, en fait rien que toi, tu te faisais, c’est sûr un cinéma géant, kinopanorama avec le son dolby. Tu étais à la bourre, te sentais décalé ; pourtant, tu le savais, tu avais l’air d’aimer. Car même dans cet esprit, tu pouvais apprécier tous tes faits, tous tes gestes. Tu avais peur du reste, mais de toi ça allait. Tu adorais, avoue, imposer tes points de vue, tu étais inflexible et très irrespectueux, tu ne pratiquais pas la tolérance souvent, à de certains moments, dans certaines discussions profondes et virulentes. De l’avoir répété et sûrement entendu, tu te réfugiais derrière des points de vue peut-être bien obsolètes qui pour toi tenaient bon et te semblaient crédibles et à peine dépassés. Tu perdais la patience devant ceux et puis celles qui te montraient clairement qu’ils préféraient la paix, l’entraide et le respect et puis surtout l’amour. Pour toi ça sonnait faux, tu n’aimais pas la guerre, tu préférais l’amour, mais tu ne voulais pas en entendre parler sans discontinuité, tu avais tes raisons… Cela t’énervait trop, tu explosais très vite, pas moyen d’adoucir tes élans enragés. Les gens, eux, ne voulaient surtout pas t’agresser, c’est toi qui t’emportais comme tu le fais souvent. Ce n’était pas croyable et tu t’y complaisais, était-ce si jouissif ?

20-09-2019

https://www.youtube.com/watch?v=6_AqFi2AO10te

Il faut dire qu’il savait…

Créé par le 16 sept 2018 | Dans : Non classé

Il faut dire qu’il savait prendre la tête aux gens. Avant qu’on le remarque, il était déjà loin. On ne pouvait savoir toutes celles qu’il avait prises. C’est-à-dire pas tout de suite, c’était surtout après quand il manquait quelqu’un. On ne l’avait plus vu; elle avait disparu; l’autre ne venait plus. L’effectif diminuait, on ne comprenait pas… C’est après qu’il fallût se rendre à l’évidence. Il les avait bien prises et presque sous nos yeux, puisque nous étions là, c’est ça qui est étrange. Personne ne supportait sa débauche, ses remarques, et l’on oubliait presque ses termes indélicats. Quand il disparaissait, on préférait cela. Tout le monde refusait d’admettre ce qu’il faisait, ce n’était pas possible, il n’avait pas fait ça et l’on exagérait, il n’oserait quand même pas en arriver là. Mais si c’était réel ? S’il était de ceux qui maniait le tranchet ? Mais qu’en faisait-il donc ? Est-ce qu’il les empaillait ? Taxidermiste d’humain, spécialiste en têtes ? Nous ne pouvions admettre, ce que nous avancions, dans le fond nous savions que nous déraisonnions ;) (poil à l’oignon). Que les gens disparus, un jour, reviendraient. Il fallait arrêter de délirer ainsi. Tout n’était pas si grave, comme on pouvait le croire. Oui, des limites à tout, bien sûr qu’il y en avait. Il ne fallait surtout pas en faire un roman. S’imaginer des choses ne valait rien de bon. Aujourd’hui, nous devions regretter les absents, eux qui voulaient sans doute ne plus participer à nos longues rencontres à l’orée du bosquet. Nos parties de criquet devinrent plus austères, bientôt, il n’y aurait plus suffisamment de joueurs. Espérons que demain nous aurons des nouvelles, que nous pourrons enfin refaire une partie, sans se faire de soucis et sans perdre la tête…

16-09-2018

Pas la peine de lui dire…

Créé par le 16 sept 2018 | Dans : Non classé

Pas la peine de lui dire, elle ne t’écoutera pas. Que tu en parles ou non, ne l’intéresse pas. Tu perds ton temps, c’est sûr. Il va falloir choisir les mots que tu prendras pour le lui expliquer. Si elle daigne t’écouter, ce qui n’est pas gagné, tu pourras donc ainsi lui parler de l’amour qui n’exista jamais et que tu maquillas par pure méfiance. Tu n’avais pas le choix, c’est toi qui as choisi de transformer le tout en une plainte aigüe, celle qui t’avait guidé vers d’étranges souffrances, douleurs assassines. Il ne suffisait pas d’acquiescer. Non, en fait, tout cela t’avait miné à en perdre la tête dans des sensations glauques, des relents de chagrin et d’éternelle misère, dont tu ne savais que faire. Tu t’étais engagé sur un terrain conquis, tua avais même voulu mettre fin à ta vie. Tu vivais dans la mouise et presque sans arrêt, tu avais l’air aigri. Tu ne fonctionnais plus de la même façon, car tes envies, parfois, semblaient t’abandonner. Tu omettais le temps et tu t’y égarais. À partir de maintenant, tu n’avais plus besoin de crier sur les toits, ne sachant pas voler, ça, tu en étais sûr. Tu allais continuer ta marche inter-minable sans volonté précise, sans aucune prétention. Tu devenais matière en te croyant du vent et comme un tas de grêle éparpillé au sol, tu écrasais l’espace dans l’air et sur la Terre dans un champ de glaçons. Aucun moment malsain ne t’avait envahi, ou alors ceux peut-être que parfois, tu créais. Tu t’en étais sorti et sans faire le malin, tu avais continué ton « p’tit bonhomme de ch’min ». Aussi, sans s’attarder sur ce qui importait, tu passais à côté, tu perdais les moyens. Tout ça n’avait été qu’une atroce bévue, mais il était trop tard. Avais-tu tout perdu ?

16-09-2018

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