Tu ne le retrouvas…

Créé par le 20 avr 2018 | Dans : Non classé

Tu ne le retrouvas que dans un champ de canne se pétrissant les doigts infiniment touchant. Il était là perdu depuis déjà longtemps sur le sable brûlant au soleil de midi. Il voulait revenir, mais s’était égaré depuis plus de quatre heures et ne comprenait pas. Pourtant ce paysage qui l’entourait complet, toutes ces étendues d’eau, ces oiseaux très nombreux qui s’enfuyaient surpris et qui criaient, volant au-dessus de sa tête, tout ce sable bouillant, tout ça était trop bon pour ne pas y goûter… Il dérangeait, c’est sûr, il s’en apercevait. Un tout petit troupeau de vaches bien cornues et de jeunes veaux aussi, courait tout affolé ou alors c’est exprès qu’il se précipitait dans les lagons nombreux juste à peine profonds, remplis d’une eau très chaude baveuse par endroits. Il croisa même des os, une omoplate, un autre tout entier peut-être bien une patte, secs et entièrement blancs assez éblouissants. Cette vision lui mit à peine sourire en coin, s’empêtrant dans la fange, la boue, l’eau et le sable, il avait rechaussé ses chaussures de marche, à semelle de pneu, le sable était trop chaud, il ne supportait pas d’y gambader pieds nus. Mais comme c’est étrange, sans avoir rien mangé, ni bu depuis longtemps, il se mouillait la tête et se lavait la bouche en recrachant après dans l’eau de ces étangs, qui étaient bien salée, et même un peu saumâtre. Il y était allé déjà une première fois et avait adoré ce bain de lac sauvage, se baignant et nageant, énergisant son corps et bien sûr son esprit. Donc la deuxième fois, il y est retourné, se disant « pas de problème, je connais le chemin ! », mais en sortant cette fois, se sentant « rechargé » et assez reposé, lavé, énergisé, il avait décidé de prendre un autre sentier pour rentrer au village, car c’était jour de fête… Ce chemin que jamais il n’avait emprunté et qui le guida loin, là en bordure de mer, dans une nature si belle, qui paraissait sauvage, peut-être inhabitée ou peuplée d’animaux. Il se croyait l’humain, seul sur une île déserte qui venait déranger les natifs emplumés, les chevaux maigres, les veaux… Il se disait tout haut qu’il s’était bien paumé, il rigolait tout seul et s’était même filmé. Il passa donc quatre heures à faire demi-tour, perdant presque l’espoir et la raison aussi. Et quand il vit enfin, des piquets, une chaumière, il sut qu’il était près d’une présence humaine, que bientôt, il verrait où il devait aller. C’est ce qui se passa. Cette marche éreintante, il aurait pu se perdre et véritablement ne pas se retrouver, peut-être même mourir au milieu de ces dunes, petits lacs peu profonds et ces sables mouvants. Il aurait pu tomber, se faire mordre, s’enfoncer ou encore disparaître, cette fois à jamais, en devenant qui sait, nourriture de crabe ou de ces trois rapaces aussi gros que des aigles qu’il avait affolés leur demandant sa route… Il fut vraiment chanceux, rien ne lui arriva. Juste un mal de pieds le lendemain matin et il boitait assez quand il fut travaillé, tout bronzé, tout heureux de s’être pris un peu pour un aventurier. Indiana Jones du dimanche, Harisson Ford plus maigre beaucoup moins baraqué sans fouet et sans chapeau, et qui pensera deux fois avant de le refaire…

20-04-2018

Tu ne pourras pas dire…

Créé par le 18 avr 2018 | Dans : Non classé

Tu ne pourras pas dire qu’il n’a pas pu tenir, ça aurait fait flétrir le pire des enragés. Il ne fallait surtout jamais vouloir les lire, pourtant ça a été drôle d’aller les voir sourire. Tu ne devrais jamais leur parler de peinture. Pour eux, tes fournitures n’ont pas grand intérêt. Ils se lassent facilement, ils n’ont pas l’habitude. Tu devrais leur promettre le ciel en récompense, là, peut-être qu’ils donneraient, tout du moins, leur avis, même s’ils ne comprennent pas l’art que tu as transcrit. Eux qui râlent, eux qui crient, on pourrait même penser qu’ils n’ont pas d’appétit. Alors tu te dégages de leurs sables mouvants. Tu ne les laisses pas t’embourber davantage. Toi, tu penses au partage, ils veulent que ça rapporte… L’intérêt les commande, c’est leur plaisir à eux. Grotesques et retranchés, on dirait des soldats qui ne penseraient qu’à tuer dans une cour de récré. Ils sont immunisés, des sentiments d’acier, pour eux, il faut gagner en mettant le paquet. Ils disent que tout s’achète, tu en prends pour perpette. Ils sont bien entre bêtes, ils se prennent la tête. Toi, parfois, tu les croises, en mordant une fleur et d’autres dans les cheveux. Tu nettoies les sentiers, tu ramasses les déchets. Ça serait tellement simple, il suffirait qu’ils pensent… Mais personne n’y croit, personne ne veut savoir pour quoi tu fais tout ça. Tu as même cru, un jour, leur piquer une parka, quand il faisait très froid. Seulement, ils ont tiré avant même que tu puisses faire un deuxième pas. Tu es tombé sincère comme un chêne qu’on abat. Ils ne t’ont pas raté, une balle en pleine tête. Aucune réaction, tu n’es pas le premier. C’est vraiment interdit, PROPRIÉTÉ PRIVÉE…

18-04-2018

Comment te remercier…

Créé par le 07 avr 2018 | Dans : Non classé

Comment te remercier ? Tu étais rassasié et tu n’avais besoin que d’une nuit d’amour avec quelques amazones, ces guerrières acharnées possesseurs d’ivresse et de jouissances rares qu’elles aimaient partager entre elles. C’est ce qui te manquait, cependant, tu savais qu’elles n’allaient plus tarder. Tu ne savais pourtant à combien elles viendraient… Tu étais affalé sur ce tas de coussins fumant un narghilé, tout en buvant du thé, tu venais de remplir ta panse à satiété. D’énormes pans en plumes de paon reliées à une corde descendaient et montaient dans une mécanique que tu pouvais régler de ta télé commande. La brise de ce courant d’air artificiel te seyait à merveille. Tu ne pensais qu’à elles et à la nuit d’amour que tu allais passer, enveloppé par leurs soins, elles te le devaient bien. C’est toi qui après tout, l’avais fait échapper leur reine si vénérée en la sauvant ainsi du bûcher. Un stratagème habile avait brouillé les pistes dans votre fuite nocturne. Elles en furent ravies et avaient préparé une belle récompense en nature que jamais aucun autre homme sur terre n’avait pu découvrir ni même imaginer, Puisque jamais avant, elles ne l’avaient offerte à un homme choisi. Avoir sauvé leur reine, la reine des Amazones, rien n’était plus sacré à leurs yeux. Plus important qu’un dieu ou que leur propre vie, pour elles, cette reine était leur mère à toutes. Elles vivaient ensemble, il n’y avait que des femmes dangereuses lutteuses, incroyables sauvages, elles se disaient toutes sœurs soldates, plus vaillantes l’une que l’autre. Mais leur côté tendresse, lui, était inconnu, qu’allait-il découvrir, qu’est-ce qu’elles lui cachaient et qu’allaient-elles donc donner pour bien le remercier d’avoir sauvé leur reine…

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