Des incursions malignes…

Créé par le 27 sept 2021 | Dans : Non classé

Des incursions malignes et très irresponsables se propageaient déjà sur tout le territoire des communautés retranchées, dans des réserves oubliées où la survie cependant marquait encore présence. Pour s’être protégés chaque fois davantage, les quelques survivants avaient pu recréer une sorte de société basée sur l’anarchie prônée par Bakounine, Proudhon et suivant les écrits de Kropotkine, en particulier « L’entraide ». Il disait que les espèces et les individus ne sont pas en guerre perpétuelle les uns contre les autres, mais au contraire, seule la capacité d’entraide et de solidarité permet à une espèce de résister aux attaques extérieures. Nous en étions persuadés.

Tu t’étais rattaché…

Créé par le 27 sept 2021 | Dans : Non classé

Tu t’étais rattaché aux détours de ton âme. La crinière du destin te fouettait de rancoeur; tu t’étais desservi les pires conséquences; elles allaient te broyer, tu avais trop tardé en détruisant l’ensemble de toutes tes volontés. Le futur dépeignait déjà ses pires instants. Il ne restait plus une seule barrière qui pourrait protéger tes derniers soubresauts. Tu allais t’écraser sur l’infiniment laid; même la honte refuserait de te faire réagir. L’absence totale d’accès à des idées meilleures, et même réconfortantes te ruinait chaque jour davantage. Tu sombrais dans d’immondes nécessités qui t’expliquaient qu’il ne te restait plus longtemps à t’imposer. Tu étais pitoyable essayant lâchement de te laisser mourir sans trop y arriver. C’était inéluctable, tu glissais doucement vers l’irréversible en y prenant même goût d’une façon ou d’une autre. Tu avais renversé la déprime; elle était à tes yeux bien trop incompétente. Tu te faisais charrier par d’absurdes cruautés qui aimaient te tanner pour te désespérer et te faire comprendre que tu avais perdu. Elles y arriveraient…

Oui, l’amour leur plaisait…

Créé par le 24 sept 2021 | Dans : Non classé

Oui, l’amour leur plaisait, il fallait en convenir. Ils ne connaissaient pas cette sensation avant, ni ces frissons au cœur, tout cet apaisement qui parcourait leur âme, c’était insuffisant. Alors ils débloquèrent toutes les souricières. Les empoisonnements, les pièges mortels, les dépeçages des bêtes et l’alimentation des gros chiens des chenils avaient été stoppés. Ils n’avaient plus voulu s’en prendre par mégarde au soi-disant gibier permettant la survie de certains dignitaires de l’ordre des seigneurs. Oui, ils en étaient là. Ils n’avaient pas bien sûr, exterminé les actes de violence, les assassinats, les horribles génocides qui peuplaient la mémoire de l’Histoire achevée. Mais ils faisaient la paix avec leurs principes. Les récidives frustrées de l’agressivité, de la haine, du mépris s’étaient estompées aujourd’hui.

Il n’y avait de place que pour le beau temps, les sourires sincères, l’entraide entre les hommes quelle que soit leur provenance. L’intérêt général ne pensait qu’au bien-être de toute la planète et bien évidemment à ceux qui recherchaient l’amour naturel, sans modification, pur, sans clonage, sans profit et sans gain. La bonté, l’amitié, la gentillesse, le plaisir des sens, la prolifération des actes de tendresse, la santé des proches, animaux en tout genre, les réserves terrestres, désertiques, forestières, champêtres et littorales, océanographiques scandaient le quotidien dans une paix majeure et en total partage. Une merveille sans nom à peine descriptible qui laissait n’importe où et dans n’importe qui, des traces indélébiles d’une richesse d’esprit pacifiste, amoureuse et désintéressée. L’harmonie, finalement, prenait racine ici, sans être endommagée, perturbée, saccagée. La loi de l’univers s’était donc rétractée en effaçant les guerres futures dues au besoin de tuer. Une ambiance veloutée, beaucoup plus que parfaite, précieuse, efféminée n’allait plus jamais être inquiétée. L’idéal général avait éliminé chaque besoin de vaincre. L’honneur, la richesse, la force du pouvoir, tous les états de grâce n’avaient plus de limite et s’offraient à tout le monde depuis la tendre enfance. C’est ce qui avait été conçu et personne n’en sortait perdant. Fini la soumission, le respect, la perte, la dérision, la différence, le supérieur; ces conditions humaines s’usaient une à une, elles n’avaient plus lieu d’être. Ce n’était pas un rêve, ni un délire vécu d’une façon ou d’une autre, ni une religion ou une trace de faiblesse. Ce qui avait éclos ne laissait pas perplexe. Tout le monde en avait et pas besoin d’y croire. Tous les remerciements, les rétributions, les remboursements, ils n’y prenaient plus garde, ils ne s’en souciaient plus. Ça avait disparu. Imaginez un peu comment ils se sentaient tous autant qu’ils étaient… Et en quoi la Nature avec ses composants allait-elle se tansformer? Il allait encore falloir attendre un petit peu pour pouvoir le savoir, L’amour était patient …

On s’aperçut…(07-02-2021)

Créé par le 23 sept 2021 | Dans : Non classé

On s’aperçut qu’il n’y avait plus rien à espérer. Conquérir des chimères en étant handicapés, et physiques de surcroît, revenait à se dire qu’il ne nous restait plus qu’à rêver en essayant de cultiver notre imagination. Ça n’avait pas de sens, on perdait notre temps. On fumait une bonne herbe tous les matins au réveil et plusieurs fois par jour; ça nous calmait les sens. Car l’agressivité avait bien disparu. Même la solitude semblait être une amie. On passait nos journées complètement défoncés et l’on parlait beaucoup avec nos trois chats. Ils adoraient l’odeur et certainement, l’effet ne leur déplaisait pas. Quand nous fumions une pipe, ils venaient se frotter à nous pour qu’on leur recrache la fumée dessus. Des chats un peu accrocs qui ne demandaient pas mieux de rester écroulés toute la journée en ronronnant de plaisir. On écoutait rarement de la musique ou alors les soundtracks attirants des films qui nous faisaient danser et tourner dans le vent, sur nos fauteuils roulants, derrière dans le jardin. Le jour du bain, on nous attachait bien pour ne pas qu’on se cogne en tombant lourdement. L’eau était assez tiède et l’on nous savonnait des pieds jusqu’à la tête. Nous étions des bébés, des gros, de plus de cinquante ans, dans l’impossibilité de bouger notre corps, ou alors très peu; mise à part notre tête, qui elle, était parfaite et fonctionnait très bien, le reste s’était éteint, comme une chrysalide sèche et vide, collée à une branche…

https://youtu.be/-99etJU1tak

Il n’y a pas de race…(06-02-2021)

Créé par le 21 sept 2021 | Dans : Non classé

Il n’y a pas de race qui puisse le contrer, il a beaucoup épié, il va s’en repentir et c’est bien naturel; on n’est jamais pressé quand nos oreilles sifflent. Alors il attendait que cette sonnerie s’arrête; il n’aimait pas du tout quand ça lui arrivait, il craignait que ce son augmente davantage au point que ses tympans explosent, ensanglantés. C’est ce qu’il redoutait, parce qu’il en avait peur. Quand cela se passait, il se mettait les mains sur les oreilles et puis fermait les yeux et respirait bien fort de façon saccadée et assez nerveusement. Il ressemblait alors à un autiste qui faisait une crise, il transpirait beaucoup et parfois, il pleurait si ça durait de trop. Ce n’était pas beau à voir, la trouille qu’il avait, comment ça le rendait; car personne ne pouvait lui dire quoi que ce soit. Et dans ces moments-là, tout le monde essayait de ne pas s’inquiéter. Sa réaction était vraiment étrange, on voyait qu’il paniquait, complètement affolé et désespéré. Ne surtout pas le toucher, ni même une caresse, une petite tape dans le dos; il redoublerait de peur. Il était anéanti par un simple sifflement d’oreilles que lui seul d’ailleurs pouvait « entendre »…

https://youtu.be/ysKD6uTDjgo

Nous n’avions pas voulu…(06-02-2021)

Créé par le 20 sept 2021 | Dans : Non classé

Nous n’avions pas voulu nous en prendre au passé. Il n’était pas certain que nous puissions l’aider. Alors nous décidâmes de nous serrer les coudes, afin de contempler l’infini perpétuel de ce qui nous restait. Il y avait, c’est certain, plusieurs échancrures qui paraissaient étranges et que nous nous n’arrivions jamais à colmater. Faute de tempérament ou manque de discipline, nous n’étions pas bâtis pour affronter l’espace. Nous ne pouvions à peine que remercier l’union de nos âmes solitaires qui vaguaient dans l’oubli, la perte et le néant. Nous approchâmes donc de cet autre univers, tout y était petit, divisé, échangé. La solitude semblait ne pas prendre racine. Nous avions nettoyé l’inconnu futuriste en partant du passé comme si de rien n’était.

Encore une connerie…(05-02-2021)

Créé par le 17 sept 2021 | Dans : Non classé

Encore une connerie dont il était question, une détaillée en plus… Il avait agressé ses deux enfants, en leur criant dessus comme il en avait l’habitude depuis leur plus tendre enfance. Une agression verbale, certes, mais avec une tête de malade, laissant par la même occasion sa femme en pleurs et sa fille si fragile avec le cœur qui battait à cent à l’heure. Ça a duré assez longtemps, puisqu’après, il avait continué à parler tout seul, en criant et en envoyant chier le monde entier. Ses deux enfants et sa femme étaient restés encore un jour, puis étaient allés passer une grande semaine dans la ville où la famille de sa femme habitait. Lui, était resté tout seul; ça lui arrivait de plus en plus souvent…

Il s’était calmé, tout en continuant à parler tout seul, un peu comme un fou, ou un vieux dégénéré assez maboule et gâteux. Il ne se rendait pas compte de ce qu’il venait de faire, ou plutôt si, il le savait et ça le rendait encore plus dur et plus méchant, mais ça n’avait jamais été aussi loin ou alors il ne s’en souvenait pas. Il détruisait sa famille, rendait malade psychologiquement sa fille. Il avait trouvé un équilibre dans la violence verbale et l’isolement.

Après, ils étaient rentrés, ses enfants ne lui avaient pas adressé la parole (ce qu’il comprenait). Lui n’avait fait aucun effort, il se sentait bizarre, son cœur semblait chauffer en se secouant; il se disait que peut-être, il allait avoir des problèmes cardiaques. Il avait des envies de suicide, mais ce n’était que des idées qu’il ne mettrait jamais à exécution, il n’était pas si déprimé que ça. Mais il ne s’était jamais senti de la sorte avant. Il s’était créé un étrange état d’âme. Pour lui, il était étranger dans ce pays, dans cette famille (c’était presque vrai). Il avait l’impression que ses propres enfants et sa femme aussi étaient des étrangers pour lui et vice-versa. Il ne les haïssait pas, mais se disait qu’il était temps qu’il parte, qu’il aille voir ailleurs. C’est ce qu’il se disait dans ces moments-là. Il pensait également se séparer de sa femme, divorcer. Mais même en lui ayant répété d’innombrables fois pendant toutes ces années, il n’était pas prêt à le faire, ni à partir d’ailleurs.

Puis il perdit le contact avec ses enfants, à part sa femme, qui était toujours là et continuait de lui parler. Ils en avaient eu assez de son agressivité, c’était trop, ils ne le supportaient plus. Lui, il continuait à cultiver cette étrange sensation. Heureusement qu’il avait du boulot sur Internet; ça lui prenait du temps et c’était très bien comme ça.

Deux jours après, ce fut son anniversaire (59 au compteur). Le matin au réveil, il reçut un « joyeux anniversaire » très discret, presque inaudible de sa femme. Il resta muet, en faisant la gueule, il mangea tout seul la tambouille qu’il s’était faite. Un anniversaire assez lugubre, pour ne pas dire mortel. Vers la fin de l’après-midi, un « joyeux anniversaire » de son fils auquel il ne répondit rien. Sa fille avait passé la nuit à l’hôtel, car elle s’était très mal sentie, elle était partie en prenant ses affaires et était allée faire des examens de santé. Le lendemain, ils repartiraient tous les trois pour l’accompagner, dans la ville de la famille de sa femme.

Pour aggraver les choses, nous étions à l’époque de la pandémie Covid 19, je vous passe les détails…

Parfois, il se disait que tout le monde allait y passer. En tout cas, sa femme, ses enfants et lui ne prenaient aucun risque, ils étaient restés confinés dans leur grand appartement, avant qu’il éclate de rage. Lui, surtout refusait de rentrer en contact. Il ne voulait pas « déranger » et préférait s’isoler dans la chambre, à lire, regarder des films et naviguer sur Internet. Il pensait que les choses allaient peut-être s’améliorer, mais il n’en était pas sûr et il en était arrivé à ne plus s’intéresser à la question. Il pensait au pire qui pourrait arriver, qui allait arriver? Mais sans plus.

Puis son fils partit, on était le 05 février 2021, le lendemain de son anniversaire et il n’avait pas envie de se rappeler de cette date (ça allait être difficile). Il ne se sentait pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire.

Tout avait été de sa faute et il le savait parfaitement. Il se sentait être un mec plutôt bizarre, et il croyait que les choses allaient empirer. Enfin, il ne savait pas, mais il se rendait compte qu’il avait fait une grosse, une très grosse connerie…

Tu as galvanisé…(02-01-2021)

Créé par le 17 sept 2021 | Dans : Non classé

Tu as galvanisé la teneur de tous tes pourparlers dans des ruses intrigantes. Il t’aurait suffi d’accepter les mécontentements de tous ces possédés pour pouvoir les berner et leur faire la peau (toutes proportions gardées). Il se serait passé des choses incroyables en redimensionnant la surprise et la joie dont tu parlais souvent. Puis nous aurions suivi des préceptes infaillibles, apportant une morale qu’on avait refusé de choisir à l’avance. Nous aurions établi des réactions lâches, fausses et peureuses en voulant faire semblant d’être épatants et bons. Sur un mauvais chemin, une continuation malsaine et difficile, nous pensions arriver à imposer nos torts et nos sombres défis. Puis grâce à quelques coups foireux, inconséquents, tu as dû empêcher le pire d’arriver. Il n’y avait que toi qui pouvais régler ça. En t’insérant alors dans les affaires d’autrui, tu semblais arborer certaines traces de pouvoir et c’était terrifiant!

Tu avais déserté…(01-02-2021)

Créé par le 16 sept 2021 | Dans : Non classé

Tu avais déserté les richesses embaumées de ses appartements, en ayant actionné le principe de l’entraide, sans une seule entourloupe. En voulant restituer presqu’à outre mesure tes sourires si faux, tes yeux avaient cessé de briller comme avant. Tu avais très déçu ceux qui te fréquentaient. L’usage de tes prières avait désenchanté celles que tu rencontrais tout au fond de tes rêves dans un profond sommeil. Ce n’était plus de toi dont on aimait parler; on passait vite « là-dessus » pour ne pas trop s’étendre sur les provocations que tu aimais semer. Une guerre mondiale, un camp de concentration, tu avais à toi seul la même envergure quand on pensait à toi. Alors on se taisait en baissant le regard en signe d’indignation, profondément choqués par ce que tu avais fait. On t’en voulait à mort et on refusait de parler de toi; un point c’est tout.

C’est en catimini…(01-02-2021)

Créé par le 13 sept 2021 | Dans : Non classé

C’est en catimini qu’il s’aperçut bientôt qu’on le déshéritait. Il restera en fait le même jusqu’à sa mort et l’on n’a pas idée jusqu’à quand il pourra supporter ce manège. Insociable, irascible et très très agressif, il avançait tout seul, se trouvant assez beau et presque irrésistible (il y en a qui s’y croit.) Pas un seul reproche ne lui était adressé, on avait bien trop peur qu’il le prenne mal. Il décida de se répertorier dans une terne liste remplie presque à ras bord. Il était question d’une motivation et d’un total appui devant l’abrutissement et la crainte de perdre le peu de liberté que l’usufruit donnait encore de nos jours. Mais c’était peine perdue, impossible d’admettre qu’il se faisait avoir pour les mêmes raisons que la dernière fois. Il n’avait pas compris et allait continuer à se faire berner. D’une certaine façon, ça l’occupait un peu et ça lui permettait de mieux passer le temps, sans se décevoir; car il ne voulait pas rester là sans rien faire, à déprimer tout seul, comme un enfant gâté qu’on aurait refoulé par manque de patience ou même d’intérêt. Voilà, c’était comme ça et c’était bien étrange de se sentir ainsi. Mais qu’avait-il à perdre? Après tout, pourquoi pas… Toute l’inutilité qu’il transportait sans cesse ne lui servait à rien ; il en a eu sa claque. Pourquoi donc insister dans ces rêves en papier qui partaient en fumée? Et puis cette insouciance qu’il croyait pratiquer, il s’en était lassé. C’était pour tout cela qu’il devait s’échapper, mais il avait trop peur de tout recommencer. Il n’était plus rêveur, ça lui avait passé (ça lui manquait pourtant!) son insatiabilité s’était presque asséchée. Il accueillait l’ennui et l’incompréhensible idée de s’en aller vers son égocentrisme qu’il avait reconquis et séduit. Il s’intéressa donc à sa philosophie, chaque fois davantage en grande parcimonie. Il n’avait plus que ça, même s’il en doutait…

https://youtu.be/KX14smq21HE

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