Ce n’était pas fréquent…

Créé par le 18 mai 2019 | Dans : Non classé

Ce n’était pas fréquent qu’il se prenne la tête, qu’il déprime de la sorte, qu’il ait des idées noires; mais là, cette fois-ci, il avait fait très fort, et tel un débutant et comme ça, sans filet, il s’était défoncé son paquet de méninges. Et il avait fait Tilt… Sans pouvoir dormir, il ressassait, sans cesse, les conneries de la veille et se sentait perdant, branleur assermenté, le dernier des ratés. Il ne s’imaginait pas sortir de son stress. Il tournait, retournait tout ça dans sa petite tête. Il se foutait pas mal des gens et ne pensait qu’à lui. Ça ne lui était pas arrivé aussi fort, de perdre le moral et se sentir si mou. Un peu de parano, des pleurs douloureux; il se sentait perdu parmi ses états d’âme. Il n’était pas très fier de ce qu’il avait fait, mais il n’avait personne avec qui en parler. Les gens qu’il côtoyait n’étaient pas ses amis. L’amitié selon lui était une utopie et tout portait à croire que ça n’existait pas. Il n’avait, en fin de compte, que confiance en lui-même et encore… Il ne se serait pas suivi n’importe où, ou n’aurait pas non plus accepté ses cadeaux. En ce moment, c’est vrai, il était assez down, il n’avait plus l’entrain qu’il vantait d’habitude. En tout cas son confort, c’était ce qu’il voulait; il n’avait pas envie de le perdre de si tôt. Il était, comment dire, une sorte de petite fiotte qui n’arrivait à rien, ou bien à pas-grand-chose. Ce besoin de partage, d’entraide solidaire, n’avait jamais été, pour lui, le principal. Il avait même douté de cette sincérité de ceux ou bien de celles qui s’en servaient si bien et si naturellement. Il était très méfiant, mais n’avait pourtant pas de limites, ni de tacts, quand il devait parler: il le disait bien fort; ce qui fait que les gens redoutaient son approche, ils le trouvaient bizarre et sa mentalité, sa franchise sans détour avaient beaucoup choqué. On avait peur de lui; il aurait peut-être pu faire quelque chose de grave ou même de dangereux. C’est ce qui arriva. Il avait poussé beaucoup trop loin sa rage, sorte d’auto-destruction masochiste et habile, car il disait surtout du mal de lui-même. Il avait été blessant et avait donc chialé; les deux autres personnes, qui étaient avec lui, avaient pleuré aussi. Une ambiance désastreuse l’avait ainsi marqué, et après deux, trois jours, il n’était pas encore complétement remis. Ce qui s’était passé, était bien de sa faute et l’avait bien secoué et il ne pouvait pas s’empêcher d’y penser…

Oui, c’est en décidant…

Créé par le 16 mai 2019 | Dans : Non classé

Oui, c’est en décidant de lui rendre la vie qu’il se mit à parler avec plus d’insistance. Il n’avait pas envie de se récupérer, mais pourtant, il voulait redorer son blason. Il retapait le temps dans sa moiteur avide, en remerciant les dieux de sa pâleur livide. Puis tout récalcitrant, il s’arrachait la peau de sa lame de cutter, en espérant qu’un jour, il apprendrait par cœur d’où venait son tourment. À repenser, patient, à la tournure des choses, il s’était affligé cette lourde besogne, n’étant plus trop certain de vouloir reparaître. Le dernier du destin, telle était donc sa quête; il n’avait plus besoin de se remplir la tête. Tout était incertain; ça lui parlait peut-être. On aurait pourtant dit qu’il connaissait la fin, que son envie n’était pas si futile que ça. Il allait déguster le reste de ses jours. Il était larmoyant, se laissant même dupé. Que cherchait-il enfin? N’avait-il pas fini de perforer la terre? À quoi ça lui servait ? Il ne le savait plus, il ne répondait pas, aucune réaction. Devenait-il blasé, rétrograde ou perdu? N’était-il plus celui qui avait fait faillite, qui s’était comporté comme un vrai gentleman, qui avait recollé tant de cœurs brisés, ayant réconforté tellement de femmes usées? Il lui restait à prendre ce que personne n’aimait, ça ne leur servait plus, alors on lui laissait, ce n’était pas souvent de bonne qualité, ça tombait en morceaux, à peine y touchait-il. Pas moyen de savoir comment il fallait faire pour le prendre au sérieux. Il désenchantait tant parmi tous ces tarés qui ne pensaient qu’à boire ou à se défoncer, selon lui, cela faisait longtemps qu’ils s’étaient séparés. Il ne sentait plus le besoin de leur plaire. À part des souvenirs qui s’étiolaient sans cesse, il préférait revivre ce qui l’intéressait, se repassant toujours les mêmes plans ripous, les partouzes dans les gares ou les nuits en prison, vomissant son courage, perdant son équilibre. Un point de non-retour qu’il masturbait sans fin, remplissant son cerveau de plaisirs étonnants, de vieilles histoires basées sur des faits peu probables. Sûrement mythomane, à ses moments perdus, il affrontait l’oubli se la rejouant souvent -en solo- stupéfait. N’y avait-il donc plus personne pour le parrer? Pour lui dire qu’en fait, rien n’avait existé, que tout ce qu’il pensait n’était qu’une invention, paranoïa and Co.? À se faire des plans, on peut tomber dedans et puis de toute façon rien n’était important. Tout le monde le savait que depuis des années, il avait fait fausse route, il avait déraillé, c’était trop évident; personne ne lui disait, tout le monde s’en foutait. Pourquoi donc s’emmerder à lui dire cela; qu’il se démerde enfin, il n’est plus trop le seul à qui s’est arrivé. Alors, patience l’ami, ça sera à ton tour d’attendre encore un peu…

https://www.youtube.com/watch?v=cNkl1avYXRM

Tu t’étais mise devant…

Créé par le 16 mai 2019 | Dans : Non classé

Tu t’étais mise devant, prodigieuse et sereine, je n’avais plus le temps de te regarder faire; j’avançais prudemment, sans te perdre des yeux. Tu étais ma fortune, mon énergie, ma vie. J’allais pourtant devoir partir loin d’ici et tu n’aurais jamais plus aucune nouvelle; car je m’éclipserais pour toujours de ta vie. Je n’ai pas de regrets, mais je perds le courage, je deviens dégoutant. Je n’ai pas évolué, toujours au même point. Je ne devrais même pas en parler comme ça. Mais ça me tient à cœur et ça n’arrête pas. Ce sont les jours, je sais, qui défilent sans arrêt, je perds mes envies et ma motivation. Je ne reviendrai plus et c’est presque certain. Je suis désabusé, je ne me sens pas bien, je n’ai rien à redire. Il me semble que jamais je n’ai été comme ça, enfin pas à ce point-là… Je voudrais réagir, je n’en vois pas la fin. Je suis pourtant assez encore rempli de vie; c’est bien ça qui me tient. Je me laisse guider; le truc, c’est que je sais qu’il me faut en parler; peut-être à des amis ou à des connaissances; je n’en ai pas envie, alors je l’écris. J’aime assez, on dirait que ça m’aide pas mal. Ce n’est pas trop lisible, c’est assez laborieux, ça peut être stressant, mais, ça ne fait pas de mal. Oui, je vais continuer, il me reste du temps, je reviendrai sûrement, car il m’est impossible de vivre loin d’ici.

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