Puis le jour s’évanouit…

Créé par le 21 juil 2019 | Dans : Non classé

Puis le jour s’évanouit, il n’était pas midi. Le ciel se couvrit de grosses flammes mauves. Il se mit à pleuvoir et des rafales de vent balayèrent les trottoirs, éclaboussant les murs et toutes les vitrines. Les rats, tout affolés décampèrent des égouts et se précipitèrent sous les roues des camions ou des cars en partance. Vite, une odeur immonde imprégna les avenues. Les hôpitaux prirent feu et les églises aussi, comme par enchantement, même sous la pluie battante. Tous ceux qui restaient là, se cachaient dans les pubs, les brasseries et les bars. Ils avaient décidé de boire jusqu’à la fin; jusqu’à ce que tout se calme. Toi, tu n’oublieras pas tout ce qui se passa. Ce souvenir tenace, il reviendra rôder tout en te provoquant pour te remémorer sans arrêt ce jour-là. Tu as été le seul que la mort épargna; tu étais descendu dans la cave, et à genoux, au fond, près d’un tonneau en chêne, tu cherchais une bouteille pour fêter l’occasion. Celle qui couronnerait cette célébration, que tu allais chercher là derrière les fagots dans ton rade si petit…

https://www.youtube.com/watch?v=3MCHI23FTP8

https://www.youtube.com/watch?v=Mbao_laqF8E

On dirait qu’ils sont fiers…

Créé par le 21 juil 2019 | Dans : Non classé

On dirait qu’ils sont fiers de souffrir dans la vie. Est-ce qu’ils exagèrent ou en ont-ils envie? Ils se doivent d’aider tous les autres qui souffrent, qui peinent et qui galèrent. Tous ceux qui ont morflé sans trêve depuis toujours, depuis qu’ils sont au monde. C’est un choix qu’ils ont fait, ils n’en démordront pas. Ils veulent partager leur émoi, leur chagrin. Tous en frères. Tous les autres « bien portants » n’ont qu’à bien se tenir, ils ne s’en mêleront pas, ce n’est pas leur affaire. Ils ne devront surtout pas faire les gros yeux. Ils ne feront jamais partie de cette dance et c’est perdu d’avance, pas la peine d’essayer. Ils veulent supporter la douleur des bannis et puis celle des damnés, leur montrant qu’ils ne doivent jamais baisser les bras (ils le savaient déjà et pourront le comprendre sans poser de problème, car pour eux cette lutte recommence chaque jour). Ce sont des dirigeants, des frères, des amis; ils ne pensent qu’à une chose: « que tous ceux-là s’en sortent ». Alors ils feront tout pour que cela arrive. Pourtant, ce ne sera pas une partie de plaisir; ils devront se bouger, étudier, travailler, car il n’y aura rien de haché tout menu. Il y en a quelques-uns, qui n’y arriveront pas (ils ne sont pas nombreux), mais la majorité sera récompensée, couverte de lauriers. Ils seront subjugués d’avoir vaincu tout ça, d’être où ils en sont. Ils n’oublieront jamais ceux qu’ils étaient avant et ne trahiront pas celui ou celle qui leur permit d’atteindre où ils sont aujourd’hui. Maintenant, c’est leur tour, ils vont devoir aider les défavorisés. C’est ce qu’ils ont choisi de faire de leur vie et ils ne pourront pas, un jour, changer d’avis. C’est leur philosophie, leur façon de penser, de se réaliser. C’est donc ce qu’ils font et ils en sont ravis. Ce n’est pas pour l’argent, c’est bien plus nécessaire; ils ne sont pas à vendre ni bien sûr à acheter. Ils ont ça dans le sang et c’est à ça qu’ils pensent, c’est pour cela qu’ils vivent…

https://www.youtube.com/watch?v=Um9ciR4yajU

On aurait pu lui dire…

Créé par le 28 juin 2019 | Dans : Non classé

On aurait pu lui dire que ça pouvait attendre; ce n’était pas la peine qu’il se casse la tête en faisant tout un drame. Non, y avait pas besoin. Mais lui, il a compris tout le truc de travers, il a assez flippé, il s’est rongé les sangs. Pas moyen de lui dire qu’il fallait qu’il relâche; il était persuadé que c’était trop sérieux. Alors, c’est au moment où il pêta les plombs que les flics sont venus – Contôle d’identité – Il l’a pas supporté, il leur a craché à la gueule et a pris la casquette de la meufe qu’était flic. Je te dis pas le bordel. Il s’est pris un coup de gaz plein les yeux, a crié de douleur et leur est rentré dedans. Il les a fait tomber tous les deux sur le trottoir. Il est fort comme un Turc; tous les jours, il s’entraîne en soulevant des pneus de camion. Il les a pris à la gorge avec ses grosses paluches. Si on l’avait pas calmé, il les aurait tués. Il a assis les deux keufs en les bloquant sur un mur, les tenant par le col. Ils étaient rouges et lui aussi d’ailleurs et en plus, il pleurait, ses yeux lui piquaient de trop. Après s’être calmé, il leur a mis deux baffes, en cassant les lunettes de la fille. Il a pris leurs menottes, les a fait s’enlacer et les leur a passées au poignet, bien serrées, derrière le dos de l’autre. Puis, il s’est relevé, a baissé sa braguette et leur a pissé dessus. Je te dis pas dans quelle merde il s’était mis, car le lendemain matin, les flics sont allés chez sa mère aux aurores. Heureusement qu’il n’était pas rentré dormir… Il est vraiment trop con; il n’a pas de limite et n’a pas de notion. Il se complaît dans l’erreur, il est méchant comme une teigne.

12345...232

ZONARDE |
Les Devoirs Rigolo |
mes rêves et voyages poétiques |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Titanick
| Exerciceschinois
| Crazyfantasia