« Je n’ai plus rien à foutre ici… »

Créé par le 21 juil 2017 | Dans : Non classé

« Je n’ai plus rien à foutre ici… »

S’était-il dit en arrivant sur place. Il se sentait un peu stressé…

Ça faisait déjà pas mal d’années qu’il ne les supportait plus, il en avait raz le bol, il n’avait rien à leur dire, leurs sujets de conversation l’emmerdaient au plus haut point, il avait envie de faire le con, il en avait jusque là de tout ce sérieux, il ne supportait plus personne. Tous les jours qu’il vivait, il se sentait chaque fois plus déprimé et seul. Sa gonzesse l’emmerdait, ils ne faisaient plus l’amour ensemble depuis une éternité, c’est aussi sûrement pour ça qu’il était si agressif. Il ne voulait pas aller jusqu’à en chercher une autre juste pour assouvir ses besoins naturels, sa libido, il n’avait pas ce courage, ni celui de se barrer pour aller on ne sait où… Il était triste, chiant; les jours passaient, il ne s’en rendait même plus compte, c’était du pareil au même, jour après jour. Il s’était déjà senti beaucoup mieux, oh oui alors! Il ne savait même plus ce qu’il disait, il était méchant avec ses enfants, il criait qu’ils ne les supportait plus, que c’était un enfer de vivre avec eux, qu’il en avait par-dessus la tête. On aurait dit qu’il se testait, il ne faisait pas attention à toutes les cruautés qu’il leur balançait. Il ne s’en rendait compte que très superficiellement. Il savait qu’il avait une putain de santé, il faisait de longues allées et venues en vélo et ça, tous les jours, alors la resistance pour lui ça allait. Ce qu’il ne savait pas, enfin si, il s’en doutait un peu et puis parce qu’elle [sa femme] lui avait dit, c’est que les siens recevaient tout ça en pleine poire et ils ne semblaient peut-être pas aussi « solides » que lui. Il s’en doutait bien mais ça ne l’empêchait quand même pas de recommencer sans arrêt. Il n’avait personne à qui parler de toute cette merde, alors il en parlait à sa femme… Les gens qu’il connaisait ou qu’il rencontrait, ne restaient jamais longtemps en contact avec lui. Il faut dire que parfois, il les insultait d’une force! En plus, quand il était bourré, ses agressions redoublaient de force, de longueur et de répétitions. Ils faisaient peur au peu d’invités qui fréquentait sa maison. Complétement anti-social, carrément con et buté!

… Il devait sûrement faire une sale gueule! En tout cas, il n’était pas très liant, plutôt même réservé. Il s’imaginait plein de trucs … Bon ce n’était pas grave, c’est ce qu’il se disait. Tout ça, après tout, c’était son interprétation, rien de tout ça n’existait en fait. C’était la façon avec laquelle il s’expliquait les choses, son cinéma à lui, sa petite parano douce… Il savait que ça allait disparaître bientôt, c’était une question de minutes maintenant. Il était venu écouter une conférence sur le mal et la littérature, la littérature du mal ou le mal de la littérature… Thème qu’il connaissait à peine, à part Stephen King et Maxime Chattam et un écrivain brésilien Augusto dos Anjos qui n’avait écrit qu’un seul bouquin, EU, c’est à peu près tout ce qu’il avait en tête sur ce sujet-là. Il était venu voir ces profs de littérature qui s’exprimaient vraiment très bien (ça l’avait toujours impressionné les gens qui savaient bien parler) et ça l’intéressait assez. Ce soir ce sera une prof de littérature portugaise et brésilienne introduite par son confrère, un autre professeur de littérature, (c’est lui qui lancera le débat avec l’auditoire). On allait certainement se régaler. Ces gens-là étaient des pros de l’éloquence et de la rhétorique, il avait tout à apprendre avec eux. Surtout pour le maniement de la langue portugaise dans laquelle, il avait encore tellement à apprendre. Après tout c’était un des seuls qui n’avait pas été alphabétisé dans ce pays, le Brésil. Il prenait cela au sérieux, peut-être un peu trop, mais ça l’occupait car il n’avait pas vraiment de trucs à faire. C’était sa petite sortie intelectuelle hebdomadaire, ça lui faisait du bien…

11-07-2017

C’est pas vraiment la pêche…

Créé par le 20 juil 2017 | Dans : Non classé

C’est pas vraiment la pêche qu’il avait, il se sentait assez down, le moral dans les pompes. Il n’était pas trop excité, il avait surtout pas mal d’idées moroses et défaitistes. Pourtant, il n’avait pas envie de faire de conneries (du style mettre fin à sa vie et tous les trucs qui vont avec). Non, il était seul voilà tout. Il était entouré de livres qu’il semblait repasser inlassablement (enfin pas tous les livres, il y en avait de trop tout de même). Il se mettait les musiques et les chansons qu’il écoutait déjà plus jeune et qui lui plaisaient toujours autant. Il vivait dans un chouette appart’ et depuis trois jours, il y était pépère, tranquille, « alone ». Il écrivait un peu, mais pas trop, comme en ce moment… Il faisait des mots croisés aussi, des difficiles, qui lui prenaient bien la tête et l’agaçaient mais avec lesquels il passait énormément de temps. Il regardait des films piratés  sur le Net. Il se tapait aussi pas mal de vidéos pornos en se faisant des petits plaisirs bien naturels et répétitifs dans la même journée. Il avait l’air défoncé quand il sortait dans la rue pour aller faire des courses par exemple (il ne fumait pourtant rien, mais se sentait souvent defoncé (fatigué peut-être?) et planait toujours). Quand il prenait son vélo, parfois lui montaient à la tête une dose d’agressivité et de folie furieuse quand les voitures le frôlaient d’un peu trop près ou qu’il imaginait qu’il allait se prendre une balle perdue ou un coup de couteau. Ces délires-là il les avait de temps en temps et son visage se fermait, enfin c’est ce qu’il croyait, car quand il rencontrait quelqu’un ou quelqu’une, les gens avaient l’air un peu inquiets et embarassés quand leur regard croisait le sien. Il essayait pourtant de sourire le plus possible, mais, il n’était pas né comme ça… J’avoue qu’il avait une sale gueule, il n’y avait que lui-même qui se trouvait un petit air mignon ou un charme quelconque, quand il se regardait dans la glace en se souriant ou en faisant des grimaces. Il espérait pourtant vivre très très longtemps et n’imaginait pas ce qui lui arriverait plus tard et à vrai dire il n’en avait rien à foutre…

20-07-2017

Il ne vous aurait certainement pas épargnés…

Créé par le 20 juil 2017 | Dans : Non classé

Il était grassouillé, dodu et bien mis. Tout rose, assez poilu avec quatre pattes menues, une queue qui trainait, un vrai marsupilami. Pas du tout endormi, ni malade ni même vieux, ses yeux étaient bien clairs et sa moustache longue. Il venait d’attraper, pendant qu’on en parlait, une grosse musaraigne. Il mordait bien dedans, avalant le sang chaud qui dégoulinait à peine. Lui écrasant le crâne de ses longs crocs félins, il n’aurait surtout pas fallu lui retirer sa proie. Plusieurs jours sans manger, il vous aurait sauté dessus et ne vous aurait certainement pas épargné!

20-07-2017

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