Ils lui avaient ouvert les yeux…

Créé par le 14 nov 2017 | Dans : Non classé

Ils lui avaient ouvert les yeux, en lui mettant le nez dedans, puis tout en restant indulgents, ils nous firent comprendre qu’elle allait s’y reprendre à deux fois avant de nous en refaire une dans ce genre-là. Ils pensaient qu’elle aurait compris cette fois-ci. Ils lui avaient ôté son masque, elle n’était pas qui elle disait être. Elle avait joué la comédie, nous faisant avaler ses paroles. En fait, il n’y avait rien de vrai, on venait juste de le savoir, juste après qu’elle se soit enfuie. On y croyait de toutes nos forces même si on n’avait pas compris tout ce qu’elle nous avait expliqué. ll faut dire qu’elle s’y était bien pris, pour nous raconter ses histoires et quand elle rentrait dans les détails, c’est ce qui nous plaisait le plus. On aurait construit un palais si elle nous l’avait demandé. Nous n’étions pas trop persuadés de ce qui allait arriver et nous avions pris l’habitude d’aller la voir et d’en parler avant de faire quoi que ce soit. Ce n’était pas notre patronne, nous ne nous sentions pas esclaves, mais quand il y avait un problème, le moindre doute pour faire un choix et bien sûr prendre une décision, nous accourions à toute allure, pour qu’elle nous donne la solution. Ça nous empêchait de penser, c’est elle qui le faisait pour nous. Évidemment, nous acceptions la moindre de ses suggestions, c’est toujours elle qui avait raison et qui connaissait vraiment tout. Nous lui faisions totale confiance, c’est ce qui nous porta préjudice. Ça nous a fait tomber de haut quand on apprit qu’elle nous mentait et qu’en fait, elle ne savait rien ou en tout cas autant que nous. Nous nous sommes donc bien fait avoir. On dit qu’une fois n’est pas coutûme, pour nous ça s’était répété, nous en avions perdu le compte. Elle nous avait bien possédés, pas un de nous ne s’en douta. Ce qui nous  faisait continuer, c’était toute cette nouveauté, cette découverte, cet inconnu que nous n’avions jamais connus. Nous étions si naïfs, qu’en fait, nous acceptions ce qu’elle disait, elle paraissait tellement sincère, et semblait connaître le métier. Nous aurions mis la main au feu pour défendre ce qu’elle proposait. Il n’y avait qu’elle qui savait, nous n’y avions jamais pensé. Nous étions purs et inconscients, ce qui nous fit tomber dedans. Elle en profita largement, elle vécu ici quelques temps. Elle était hypocrite, fausse, perfide et nous menait bien en bateau. Nous ne l’avons su qu’aujourd’hui quand les autres nous ont parlé d’elle. Elle était partie cette nuit pendant que tout le monde dormait. Elle avait emporté nos trésors, en remplissant plusieurs wagons – comment avait-elle fait toute seule ? – elle était partie dans notre train automatique et silencieux. Maintenant elle devait être loin, car c’est la fin de la journée, donc plus moyen de la stopper… Nous nous  sommes vraiment fait berner, et elle a dû bien s’amuser en nous plumant jusqu’au dernier, car tout le monde y est passé. Maintenant j’avoue, c’est bien fait, on n’aurait jamais dû lui parler. On s’est fait pigeonner tout l’été par cette sacrée belle poupée et même si on l’avait bien cherché, on s’y reprendra à deux fois avant de tout recommencer, il n’y aura pas de prochaine fois…

14-11-2017

Nous succombions à tout le charme…

Créé par le 13 nov 2017 | Dans : Non classé

Nous succombions à tout le charme qu’elle prodigait. Ce n’est pas qu’elle était d’une beauté éblouissante, mais sa sympathie, son approche et la façon avec laquelle elle s’occupait de chacun d’entre nous, dans un pur élan désintéressé d’amitié et d’amour, lui valait toutes  les qualités esthétiques du monde. Elle avait du chien et s’en servait très bien. Elle ne pouvait qu’attirer notre attention et nous nous devions de sympathiser avec elle, la toucher d’une caresse, l’embrasser ou la choyer. Car elle déclenchait en nous, dans le plus profond de notre être, un sentiment de plenitude et de satisfaction sans limite. Nous jouissions de sa compagnie, nous ne pouvions que le lui dire, en lui suggérant nos désirs que nous réalisions à son gré. Son charmant jeu de séduction, ses postures si généreuses, nous montraient qu’elle avait raison de se comporter de la sorte. Elle nous emballait sur mesure, se transformant à notre goût en celle que nous aurions aimée avoir un jour rien que pour nous. C’est  donc dans cette vérité tellement bien préfabriquée qu’elle pouvait y accéder en toute singuliarité. Elle nous remplissait d’envies pourtant sans nous laisser agir. C’était là tout son intérêt qui resplendissait à nos yeux. Nous ne pouvions nous empêcher de le lui montrer en effet, sans pour autant nous égarer, elle ne l’aurait pas accepté. C’est ce qui faisait sa beauté et c’est ce qui nous épatait, elle nous avait bien accrochés sans pour autant nous dénigrer. Ce n’était pas une sainteté, nous ne l’aurions pas supportée. Elle savait nous dire qu’elle aimait tout ce que nous représentions. C’était sa façon de draguer, d’allumer sans montrer de presse. On aurait dit qu’elle choisissait celui ou celle qu’elle aimerait et à qui elle abandonnerait  tous ses dessous d’intimité. Nous voulions tant la posséder, on voyait bien qu’elle le savait, mais il fallait suivre ses règles tout en acceptant son enjeu. Ce n’était pas une loterie, même si c’était elle le gros lot. Elle n’était pas gagnée d’avance, et surtout pas de connivences, tout le monde à la même enseigne, croyant très fort qu’elle serait pour et que nous pourrions, enfin seul(e), lui prouver ce que nous valions, la persuadant de mille façon et cette fois-ci en le faisant. Il ne fallait plus perdre de temps, nous pouvions passer à l’action. Elle nous faisait bonne impression, en nous laissant croire à des choses que le bon sens et la raison nous interdissent de dévoiler. Nous ne préférons pas l’exprimer, car nous leur devons le respect, tout comme à cette créature qui jouait si bien avec nos coeurs et nous rendait vraiment heureux…

13-11-2017

C’est en ouvrant la boîte…

Créé par le 13 nov 2017 | Dans : Non classé

C’est en ouvrant la boîte qu’elle s’aperçut très vite qu’il n’avait rien laissé. Même dans le double fond qu’elle seule pensait connaître, il avait tout piqué. Ce pédé timoré lui avait tout rafflé et puis s’était barré sans demander son reste. Elle s’était fait avoir et vraiment bien profond. Après avoir pensé une minute de trop, qu’elle pouvait se tromper et qu’il n’avait rien fait, qu’il n’y avait pas mort d’homme, que ça allait passer, lui, s’était fait la malle et jusqu’au dernier soir se l’était même tapée en vidant tout son rhum et son vieil Armagnac. Il n’y a pas à dire, il ne s’est pas gêné ce petit enculé …

13-11-2017

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