Le silence des étoiles…

Créé par le 14 juin 2021 | Dans : Non classé

Le silence des étoiles 

(traduction de la chanson de Lenine: “O silêncio das estrelas”)

Solitude, le silence des étoiles, l’illusion    

Solidão, o silêncio das estrelas, a ilusão

J’ai pensé que j’avais le monde dans mes mains    

Eu pensei que tinha o mundo em minhas mãos

Comme un dieu et je me réveille mortel    

Como um deus e amanheço mortal

Et ainsi, en répétant les mêmes erreurs, ça me fait mal    

E assim, repetindo os mesmos erros, dói em mim

Voir que toute cette recherche n’a pas de fin    

Ver que toda essa procura não tem fim

Et qu’est-ce que je recherche finalement?    

E o que é que eu procuro afinal?

Un signe, une porte pour l’infini, l’irréel    

Um sinal, uma porta pro infinito, o irreal

Ce qui ne peut pas être dit, finalement    

O que não pode ser dito, afinal

Être un homme à la recherche de plus, de plus…    

Ser um homem em busca de mais, de mais…

Finalement, comme des étoiles qui brillent en paix, en paix…    

Afinal, feito estrelas que brilham em paz, em paz…

Solitude, le silence des étoiles, l’illusion    

Solidão, o silêncio das estrelas, a ilusão

J’ai pensé que j’avais le monde dans mes mains     

Eu pensei que tinha o mundo em minhas mãos

Comme un dieu et je me réveille mortel    

Como um deus e amanheço mortal

Un signe, une porte pour l’infini, l’irréel    

Um sinal, uma porta pro infinito, o irreal

Ce qui ne peut pas être dit, finalement    

O que não pode ser dito, afinal

Être un homme à la recherche de plus…    

Ser um homem em busca de mais…

https://youtu.be/CR8aGGtT6fA

Toutes ces indulgences…

Créé par le 11 juin 2021 | Dans : Non classé

Toutes ces indulgences lui étaient insoutenables. Il s’adossait souvent à la vieille rambarde pour voir passer les trains et les grosses cigognes qui venaient faire leur nid tout en haut du clocher. Depuis l’exploitation qui tombait en ruine, il s’inventait des rêves et passait la journée à se remplir l’esprit de remarques inutiles. Il aimait étudier ses changements d’humeur et l’ampleur que prenaient toutes ses suppositions, remplissait ses journées. Il passait tout son temps à se faire des idées qu’il laissait mijoter en invoquant le vide de ses contemplations. Quand il était aux anges, ses méditations le remplissaient d’intrigues et il décortiquait méthodiquement, une à une, sans flétrir son honneur tous les intérêts qu’il possédait dans « l’affaire ». Il aimait patienter dans l’immobilité; il s’efforçait à peine quand il changeait d’endroit, en n’allant pas très loin pour économiser le plus d’énergie. En regardant le vent, toutes les allées-venues sur le chemin de fer, les migrations annuelles de ces grands échassiers, il ne manquait de rien et surtout pas d’esprit pour méditer en paix et voir ce que l’avenir allait lui apporter. Un jour, il s’inquiéta de l’amplitude des heures; de la continuité de ces journées paisibles, du vide des différences, du rythme perpétuel et de l’unique cadence. Ça semblait essentiel et ça lui rapportait d’infimes changements. Il aimait patauger en silence dans des transes très longues à peine effleurées par un besoin quelconque. Végétal de cœur, mais être-humain en gènes, sa perpétuelle recherche le guidait nuit et jour. C’était surtout des rêves qui peuplaient ses journées. Ses perceptions aimables, son immobilité presque déterminée, sa volonté d’accroître un besoin inconnu le faisaient s’approcher d’une étrange posture, une sorte de nirvana, même sans être bouddhiste, bodhisattva, bhikkhu. Il était arrivé à un stade incertain rempli d’incohérences, de troubles anodins. Il pensait perpétuer cette lubie ancestrale qu’il ne pouvait admettre, mais qui l’intriguait fort et qu’il poursuivait. Épris très sérieusement de ses difficultés, de l’incompréhension qu’elles laissaient scintiller, provocantes, excitantes, qu’il ne maîtrisait pas, mais qui lui permettait de ne pas défaillir et d’aller de l’avant. Poursuivant l’abandon dans de sourdes requêtes et presque indispensables, c’était un combattant d’une grande assiduité. Complètement persuadé, qu’il ne devait jamais sortir de cet état qu’il affectionnait tant, son effacement tenace face à tous les dangers lui donnait l’apparence d’un vagabond très digne. Il ne lisait jamais, mais avait tout compris en s’évertuant sans cesse à rendre la raison à sa nature humaine broyée par l’embarras d’une audace trop timide pour exprimer son choix… La désobéissance s’était désintégrée, tout un remue-ménage venait d’être actionné, une certaine turbulence avait pris le dessus. À trop vouloir se fier, l’absence est dérisoire et vouloir se vautrer dans les métamorphoses n’a plus grand intérêt. C’est une question d’éthique, un limage intérieur, presque un curetage, une récupération de bonheur affranchi d’une toute autre valeur. Elle est irremplaçable cette manœuvre infaillible. On respecte les dosages, sans prétendre, pour autant, qu’à la fin tout se perd. Une légère audace pourrait bien s’échapper aux yeux de l’interdit de ces faibles adeptes, remplis de cruauté et de fausse gaieté. Il pensait donc poursuivre ses intentions d’avant, car autrefois sa peine n’avait pas pesé lourd ou alors ses nerfs étaient plus résistants. De toute façon, le fait d’en approuver l’usage n’allait pas décider si ça valait le coup. Au cas où il faudrait s’attaquer au hasard, il démontrerait que son attente l’avait à peu près épargné. Pourtant, rien n’était joué, à part cette dérision qui n’avait pas fini de lui en faire baver. Une poursuite infaillible s’était même engagé. La résistance avait déjà changé d’allure. Ce qui s’était passé restait encore très vague. Il n’en avait jamais su les véritables raisons. Il ne s’efforça pas de vouloir les connaître; ça aurait été mal vu et mal interprété. Il était préférable qu’il ne s’en tienne qu’à ça; et l’ayant vite compris, il finit par saisir l’occasion de se taire. Ce fut la première fois qu’il en sortit indemne. Une fois n’est pas coutume…

https://youtu.be/NA3e9EQv-5o://

 

Il fallait renoncer…(24-12-2020)

Créé par le 08 juin 2021 | Dans : Non classé

Il fallait renoncer à se prendre pour quelqu’un.

En demandant la lune, nous ne pouvions pas croire qu’il fallait le prétendre.

Sans être cosmonautes, nous n’aurions d’ailleurs pas pu progresser dessus en y posant les pieds.

Alors pourquoi vouloir en insinuer l’idée?

Étions-nous faits pour ça?

Pourquoi donc avions-nous autant de suspicion sur certaines conduites?

 Qu’y avait-il à voir qui nous était caché?

 Nous le saurions peut-être, un jour, par hasard et par inadvertance,

Nous pourrions parfaitement persuader l’assistance sans grande difficulté.

Après tout, c’est à nous, que ce prix-là revient.

 Il eut été dommage de ne pas s’en servir.

Notre dénigrement n’avait pas de prestance et sa composition ne tiendrait pas longtemps.

C’est du rafistolé, de la mauvaise bricole;

Pas la peine de céder, nous le découvrirons bien assez tôt d’ailleurs.

Nous leur rapporterions d’intéressantes lubies

(Je veux parler de ceux qui ne nous croyaient pas)

 Et nous pourrions ainsi montrer nos compétences

Et ils comprendront vite que nous ne trichions pas.

Mais pourquoi se méprendre et se prendre la tête?

 N’aurions-nous pas plutôt intérêt à nous taire?

 Que restait-il à faire ?

 

 

 

Le soir du 24…(24-12-2020)

Créé par le 03 juin 2021 | Dans : Non classé

Le soir du 24, tout s’était dissipé; pas une farandole, aucune altercation; la brisure n’avait plus besoin de faire de drame. On s’était circoncis sans le moindre dégoût, ça en faisait partie; c’était net et cruel, absolument tranchant, aucun doute à avoir. Et nous vaguions, le zob assez ensanglanté, protégé dans la gaze pour que ça cicatrise. Vous parlez d’un bonheur c’est pas un truc à faire, je vous le déconseille, pas le soir du 24. Enfin, c’est incroyable, comme c’est douloureux; je vous passe les détails… Vous parlez d’un cadeau pour le soir de Noël, y’en a qui sont masos! Car au pied du sapin, dans une petite boîte, avec un gros ruban terminé par un noeud (je ne parle pas du même), on soulève le couvercle et qu’est-ce que l’on voit à sa grange stupeur; un scalpel tout neuf, plus coupant qu’un rasoir! Plein d’incisions l’habitent (sans jouer sur les mots). La charcuterie du gland peut donc être opérée et l’on n’est cependant qu’au début de nos peines, et le petit Jésus, on le tient dans la main derrière la braguette. On le garde en veilleuse, on le laisse au repos, il ne faudrait, bien sûr, pas qu’il s’excite de trop. C’est pas une chose à faire; se faire couper le prépuce dans un moment « tendu », pas la peine d’essayer; vous comprendrez, bien sûr, vous la gent masculine. Il ne faut pas pousser, ne pas jouer au gland (enfin là, je m’entends…). Et puis, c’est bien parti, tout était préparé, le chirurgien présent, un bistouri tout neuf qui n’a jamais servi, la table du dîner déjà débarrassée, des gants chirurgicaux, un masque et une blouse que le médecin enfile (enfin, bref, la totale). Ça y est, il vous attend, c’est clair, il n’y a pas de doute. Vous blanchissez beaucoup, limite évanouissement (faut quand même en avoir, pour passer sur le billard). Bon, ça y est, c’est parti; on baisse son falzar et son slip en même temps, un coup de désinfectant, de l’éther! Que c’est froid! Mais ça anesthésie, ça va faire moins mal (enfin, c’est ce qu’on se dit). Et claque, ça y est, ça dure pas une minute. Et vous vous la prenez, ça fait mal quand même, on vous fait un pansement et vous vous rhabillez. Il y en a d’autres qui attendent pour se faire charcuter. Si, si, c’est bien le mot. Et puis, c’est le 24, juste après les  cadeaux. Y’en a qu’on rien à faire… Allez, Joyeux Noël! Gling, gling, gling… Gling, gling, glong… :(

On s’était habitué…(20-12-2020)

Créé par le 31 mai 2021 | Dans : Non classé

On s’était habitué à toute cette déchéance. On nous avait ôté nos rêves les plus fous; nos ambitions étranges nous avaient échappé. On s’était fait avoir depuis la nuit des temps (sans s’en apercevoir) et aujourd’hui encore les intentions d’antan n’étaient plus imposées, pas de ressentiment. On nous avait démis de toutes nos fonctions. On errait sans destin et sans prémonition. On était devenus des êtres insalubres et irrécupérables et grand nombre d’entre nous croupissait dans la fange aux étages inférieurs, appauvris par les maux sans savoir pourquoi on en était tous là. L’organisme fédéral nous avait déchirés, on nous avait broyé toutes nos traces d’espérance. Nous pourrissions tous seuls sans même y remédier. Nous étions si nombreux à disparaître, nous attendions notre tour, il fallait reconnaître qu’il ne nous restait rien; qu’en voulant trop promettre, on nous avait tout pris, que tout était perdu; il fallait se soumettre à cet ordre établi. Nous nous avachissions dans une impuissance telle, que nous savions très bien que rien n’allait changer, qu’on nous éliminerait, ça n’allait plus tarder. Alors on laissait faire (on l’avait toujours fait). Plus d’inquiétude, de peur, pas une seule crainte; nous savions parfaitement que l’heure avait sonné, que la vie, c’était ça; on en avait soupé. Bientôt l’inoubliable nous aura délaissés; tous les encouragements auront été dissous. Les charnières de la mort étaient si bien huilées que plus rien ne grinçait quand on s’évaporait, en s’effondrant sans peine dans de sombres taudis qui empestaient d’ennui, d’abandon et d’oubli. On nous avait trahis depuis notre naissance, nous laissant miroiter qu’on pourrait s’en sortir pendant quelques années; puis plus rien ne marchait, on ne s’excitait plus. Tout n’était que douleurs, interminables souffrances; aucune solution n’était envisageable pour garder de l’espoir, ne serait-ce qu’un instant. C’était trop lamentable, maussade, et tout se dégradait, chaque jour qui passait à la vitesse grand v. Pire que des morts vivants, nous étions des morts-nés qui tentaient de survivre. D’insoutenables peines pesaient beaucoup trop lourd, nous n’arrivions jamais à nous en dépêtrer. Notre instinct de survie n’était que légendaire; il n’allait plus de pair avec nos envies; avait-il existé? Les sensations pérennes se ternirent dans l’ombre et furent remplacées par des hêtres centenaires, après chaque privation. De l’esclandre, soit disant, aurait dû retentir, ou tout du moins rappeler qu’elle était là pour ça. Mais la piste céda, il n’y avait plus de place pour une scène dans ce genre. Les oripeaux venaient d’être raccrochés aux cintres; les chapeaux, le silence et les intermédiaires purent survivre à leur tour sans se sentir trahis ou même abandonnés par le reste du monde. Il n’y eut pas d’outrage, ni de divagation; on comprit facilement que ça ne valait rien, aucune explication en arriverait à bout. Pourtant, ça persistait et l’orage éclata, dans un état lointain, au-dessus des nuages, presque au milieu du ciel, dans une autre atmosphère. Une brisure, un éclat, une longue étincelle; les étoiles eurent honte, ça en avait tout l’air! Le suspens attira les gros coléoptères. On écoutait surtout toute sorte de rapports qui ressemblaient, en fait, à de drôles d’histoires; des histoires recueillies et à dormir debout; des histoires à l’eau de rose comme dans les contes de fée; des histoires inventées, d’abjectes prédictions; des histoires de marin; certaines, cependant, paraissaient si débiles qu’on aimait les appeler des histoires à la con. Et puis d’autres récits presque à la mord moi le nœud que personne ne croyait, mais que tout le monde aimait écouter tard, le soir, autour du fameux feu qui crépitait dehors; on ne savait pas pourquoi. Le ravage s’installa, la nuit tomba très vite; on était persuadé qu’il n’y aurait plus de suite, ni d’excuses inutiles, ni de profonds regrets. Tout était inconscient et l’on se mit, enfin, à bousculer le temps, juste pour voir venir, et prendre du sursis pour s’envoyer en l’air et accepter souvent la présence imbécile de ces baratineurs qui étaient si serviables, presque irremplaçables, tellement indispensables… On découvrit l’absence, en accueillant les femmes qui préféraient rester ensemble pour faire l’amour. La réunion des genres, des nationalités, des ethnies, des croyances, des cultures différentes vivaient sous le même toit, dans un total refus d’affront ou de pouvoir; une douce anarchie. La nature s’installa chez chacun des convives et tout se passa bien, dans un total respect, où aucune tendance n’était plus apte qu’une autre. Ce fut une syntonie qui aurait toujours dû exister dans le monde. Pas la moindre utopie, c’était réalisable, c’est ce qui se passait; l’idéal gagnait et ne tombait jamais dans le communautaire. Cette ambiance restait sous l’emprise des femmes, pour le plus grand bonheur des gens ici présents, dans une totale figure de bien-être permanent. Tout le monde y croyait et tout le monde allait continuer très longtemps sans la moindre torpeur ni rien de ravageur; on avait finalement pu s’en débarrasser…

Je ne suis plus sensé…(20-12-2020)

Créé par le 31 mai 2021 | Dans : Non classé

Je ne suis plus sensé me fier aux apparences. Mais qu’est-ce qu’il faut vous dire ? C’est vrai que je me plains à longueur de journée, ce n’est quand même pas si grave, on peut y remédier. C’est une question de temps, en tout bien tout honneur, ça va en diminuant. Oui, j’ai une grande gueule et pour qui je me prends ? Pour pas-grand-chose, en fait; on pourrait dire que j’aime me comporter ainsi. Personne n’a d’objection et mon comportement ne date pas d’hier; il faut le rappeler. C’est la restitution d’une sorte d’idolâtrie, je suis au diapason avec ma vieille folie; on dirait qu’elle dessèche et qu’elle a disparu, elle n’est plus si battante depuis quelques années (c’est déjà ça de gagner) et c’est tant mieux comme ça; elle aussi évolue et puis se ratatine. On dirait qu’elle a honte; elle a déjà compris, qu’elle a toujours eu tort. Je la garde cependant, je la mets de côté; je devrais la jeter, ça serait préférable. Il n’est plus nécessaire de s’en faire pour ça. Tout se termine un jour, c’est comme ça que ça marche. Reste à savoir maintenant si ça tiendra le coup…

Froissé, emporté… (18-12-2020)

Créé par le 28 mai 2021 | Dans : Non classé

Froissé, emporté, et dans tous ses états, l’absurdité émise ne l’était pas pour lui. Car il s’y retrouvait et se tenait debout devant les réactions qui se ruaient sur lui; il aurait pu en perdre la prunelle de ses yeux ou être charcuté ou encore châtré. Mais rien de tout cela ne lui est arrivé. Son cœur avait tendance à battre la chamade devant chaque jupon (il fallait qu’il se calme, quand il rentrait en scène). Décolleté échancré ou sourire généreux aux lèvres maquillées étaient bien les détails qui l’excitaient très fort. Ce n’était pas la peine qu’on lui en fasse grief. Ce n’était, après tout, qu’un modeste roublard qui prétendait pouvoir mettre le feu aux âmes par ses douceurs câlines qu’il savait appliquer. Mais il avait plutôt le feu au cul, c’est clair, et elles le sentaient vite. Il n’imaginait pas pouvoir s’en défaire; c’était un obsédé, pas des moindres, d’ailleurs… Un mec sans valeur, qui ne montrait jamais, ne serait-ce qu’un soupçon de respect à la gent féminine. Pourtant, il recouvrait une ample accoutumance, un désir millénaire d’être près de la mort pour découvrir enfin ce que personne ne sait, et régresser ensuite dans une vie meilleure doublée de plein d’affects, d’amour et de jouissance. Ainsi il comparait ce douteux rapprochement long et indescriptible où tout le monde devra, un de ces jours, s’étendre.

Pour amadouer la présence…(18-12-2020)

Créé par le 25 mai 2021 | Dans : Non classé

Pour amadouer la présence de la décrépitude, on installa des câbles à la hauteur du ciel; on accrocha l’oubli et toute la mésentente pour qu’ils restent coincés dans leurs échappatoires. On colla sur les murs et sur l’écorce des arbres plantés dans des tonneaux de longues déclarations toutes en alexandrins sous forme de sonnets ambigus, beaucoup trop hermétiques, mais qu’on adorait lire, sans en comprendre une rime. Les gens récupéraient peu à peu leur notion; ce qui leur permettait de bafouer l’opinion des acheminements vers les pouvoirs publics. L’arrogance purifiée ne respectait aucune des argumentations qui étaient développées dans ces textes maudits. Il n’était pourtant pas permis de contredire, mais c’est avec ardeur et rage dans le cœur que ces drôles de préceptes voulant être imposés étaient démystifiés et ridiculisés. On n’allait pas pouvoir nous faire avaler ça. C’était bien trop énorme, ça ne voulait rien dire; même joliment écrit; toute cette stratégie nous donnait mal au coeur; il n’était pas question que l’on se plie aux lois qui étaient présentées sous ces vers de douze pieds; c’était hors de question; ils se prenaient pour qui ? Il y en avait beaucoup qui n’avait rien à faire et qui passait leur temps à nous porter malheur, en refusant de voir ce que ça nous faisait de suivre leurs principes empoisonnés et lâches. Oui, et à part ça ?

Il avait précisé…(17-12-2020)

Créé par le 24 mai 2021 | Dans : Non classé

Il avait précisé qu’il ne serait pas le vainqueur cette fois-ci. Il décidait toujours les choses avant les autres. Quand il sera parti, personne ne pourra savoir où il est. Pas besoin de boussole, de GPS, de montre ou d’internet; il vit avec le ciel, les étoiles; il lui suffit de voir comment vivent les autres pour faire tout le contraire (d’ailleurs, il vit tout seul). C’est d’une contrariété! Impossible de le suivre, il a son propre rythme qui reste inconnu pour la plupart des gens. Ils ne comprennent pas comment il fait pour prendre ses décisions sans rien dire à personne. À part lui, tous les autres craignent de se tromper, de faire un mauvais choix qu’ils pourraient regretter. Ils sont souvent inquiets et toujours énervés. Pendant que lui, tranquille, sans perdre trop de temps et méthodiquement, il agit sagement sans le moindre d’un doute. Puis, ensuite, il s’en va, un jour, comme ça, sans crier gare; parfois, ça lui prend et après, on n’entend plus parler de lui. D’ailleurs, à la longue, on ne fait plus attention à lui. On le prend pour un fou, un gars qui travaille du ciboulot, « un mec qu’est pas fini »; enfin, on rit de lui à gorge déployée. Et tout s’arrête dans d’horribles catastrophes naturelles; un tremblement de terre, un ouragan, un raz-de-marée, qui détruisent tout sur leur passage. Beaucoup de gens meurent ou sont portés disparus… Mais lui, rien du tout, pas de crainte à avoir; ça fait bien longtemps qu’il s’est échappé. On dirait qu’il le sent, qu’il sait ce qui va se passer; c’est un animal, dans le bon sens du terme, son instinct est pur et il le suit toujours. Les autres se moquent quand il reste cloîtré, immobile à penser ne buvant que de l’eau et mangeant quelques dattes ou des noix fraîches (quand c’est la saison…) c’est une sorte de jeûne qu’il s’impose parfois; ça lui ouvre les yeux, il est plus sensible et plus apte à entendre ce que le vent clame; et quand il regarde fixement les flammes où les bûches se consument dans la cheminée, il est concentré et fait des grimaces, se grattant les oreilles et le bout du menton; il est convaincu que les braises lui écrivent un message. C’est assez confus, mais il semble comprendre en rentrant dans une trance qui lui éclaircit les doutes à venir, que les autres, bien sûr, ne peuvent pas comprendre (c’est du moins ce qu’il croit) et préfèrent tous rire et passer du bon temps le plus souvent possible… Alors, quand ils cuvent leur vin, tous écroulés par terre ou sur le canapé et les quelques matelas, au milieu d’autres filles à moitié dévêtues ou simplement cachées dans des draps chiffonnés, recousus par endroit et de toutes les couleurs. Lui, il est réveillé sortant de son état plein de méditations et de complète osmose avec les éléments précieux de la nature. Sans écraser personne, presque sans faire de bruit, deux sacs en bandoulière, il prend donc ce chemin, le seul abandonné, pour fuir quelques tracas qui se transformeront bientôt en catastrophes et en scènes de désastre et d’incompréhension navrantes et assassines, sans amélioration ni chance de salut. Ce sera un cauchemar, mais cette fois-ci réel, qui s’abattra sous peu, sur cette bande de fêtards… Et lui, où sera-t-il? Est-il le seul à pouvoir capter ces messages codés de notre mère Nature? Il n’a pas besoin de le savoir; ce qu’il arrive à saisir, les symboles qu’il décrypte dans ses crises identitaires; les animaux, comme lui, ont les mêmes réflexes; il le voit bien. Il ne met jamais en doute ce qu’il interprète; ça tombe sous le sens; c’est clair comme de l’eau de roche et à chaque ultimatum, quand il doit choisir entre garder la vie sauve ou rester avec les autres humains; ce troupeau dont il est fier d’être « la brebis galeuse », c’est sa vie qu’il ménage sans le moindre d’un doute. Il est bien trop vivant pour faire confiance aux autres et vivre comme ils font. Il n’y a rien d’inquiétant et il s’en sort toujours. Pourquoi changerait-il ?

Un très grand soulagement…(16-12-2020)

Créé par le 24 mai 2021 | Dans : Non classé

Un très grand soulagement, une renaissance, une respiration profonde et longue, une sensation de légèreté, enveloppée d’un liquide tiède plus fin que de l’eau, un peu comme de l’éther; dans ces conditions, on arrivait à voir nos choix les plus subtils, ils guidaient tous ceux qui avaient aimé les prendre. C’était une satisfaction presque anachronique, une révolution frivole et délicieuse, une patience exquise loin d’être accaparée, aucune perturbation. Elle se présentait ainsi, en tranquille assidue; elle ne portait jamais préjudice à personne. C’était vers son intention qu’il fallait se tourner. Lui rendre comme un hommage; elle était pourtant vivante; il ne fallait surtout pas imposer quoi que ce soit, c’était d’ailleurs évident de ne pas se forcer; ça aurait pu effleurer la consistance des âmes. C’était elles que l’on voyait vaguer à leur destin. L’incertitude était présente aussi; la prépotence la suivait, elle ne pouvait pas s’en défaire, c’était trop congénital et ça effrayait déjà. D’insignifiantes remarques s’approchèrent de son antre; il n’y avait déjà plus assez d’espace pour manœuvrer sans heurt ou sans complication. Il devait réagir en toute dignité, sans pour autant bannir les principes établis, respectueuse mise en garde qui ne servait en fait qu’à compliquer la vie. Il allait, c’est certain, devoir changer d’avis. On n’avait pas souvent aperçu de rêveur et c’est avec surprise qu’on voulut en savoir davantage sur lui; ce qu’il pratiquait, ce qu’il avait en tête, comment il fonctionnait. Comment pourrait-on entamer un dialogue? Lui dire qu’on était suffisamment ouverts, qu’il ne devait pas s’inquièter outre mesure, qu’on n’était pas des monstres. Mais bon…

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