C’est en nous souriant…

Créé par le 19 sept 2017 | Dans : Non classé

C’est en nous souriant qu’elle nous parla d’amour, dans une introspection absolument sincère. Ces interpellations parfois assez cocasses se montrant délébiles, la rendaient si légère qu’elle aurait pu voler si l’envie l’avait pris. Nous étions attentifs pendant qu’elle nous parlait, curieux, un peu moqueurs. Sans s’en apercevoir, elle nous le détaillait d’une étrange façon, qu’elle seule pouvait sentir. Nous nous regardions sans pouvoir sourire car ses descriptions étaient vraiment précises, claires et un rien puériles. C’était cet amour-là, qu’elle venait de connaître et ne voulait donc pas nous le cacher, peut-être… Elle nous le glorifiais dans les moindres détails, frémissante de bonheur, sans pouvoir s’arrêter. Elle l’avait découvert, ça ne faisait qu’un jour et qu’une nuit aussi. Elle ne pouvait déjà vraiment plus s’en passer. Épanouie à souhait, plus belle que jamais, j’avoue que nous bavions, tous et à l’unisson, grace aux explications faites de son Grand Amour. Il n’y avait que lui qui importait pour elle et chose assez bizarre, elle ne nous cachait rien car elle nous racontait toute sa belle histoire, comment il courtisa jusqu’à la nuit de sexe sauvage et merveilleuse, sans aucune retenue, pas de timidité ni de honte cachée… Il fallait qu’elle raconte et c’est ce qu’elle faisait. En la reluquant ferme, nous faisant des idées, qu’aurions-nous donc donné pour être son amour ! Plus envie de penser ni de lui balancer nos moqueries acides remplies de frustration. Nos « flèches » empoisonnées se changeaient presqu’en « fleurs » qui bien sûr tendrement lui caressaient la peau. Elle était si vibrante et tellement passionnée, qu’elle aurait pu convaincre, sans même s’en douter le pire des impuissants, voyeur désabusé, en le convertissant avec toutes ses paroles en un bel Accolon entièrement dévoué à sa tendre amoureuse. Elle le faisait si bien, nous racontant ses faits, tout le monde sucombait à son charme parfait. C’était un conte de fée où les ogres, les méchants, monstres, vilains sorciers, cette fois, transformaient leurs mauvais sorts néfastes en somptueuses énergies. L’écoutant de la sorte nous décrire son amour, nous n’étions pas des anges ni des sentimentaux, pourtant à son contact, nous nous sentions repus par le son de sa voix, nous devenions ainsi, par la simple pensée de tendres innocents, puceaux innofensifs courtisant toutes les nymphes aux sources des ruisseaux dans les forêts mystiques. Elle était magicienne, d’une pureté inouïe et tellement convaincante dans son long monologue, que durant son récit, nous sommes restés ainsi, tel un troupeau d’agneaux qui épencherait sa soif d’images alcalines, regroupé au lagon de ses yeux sibylins. Nous devenions amour, découverte exquise, sensation admirable, impossible description. Nous la pénétrions toujours en sensation, nous en étions le chant. Nous essayons en vain de flétrir son élan, voulant la fustiger pour toute cette démesure. Dans son accouplement c’était si délirant, excessivement jouissant, que nous aurions pu même éjaculer dedans, tout en se laissant faire, sans vouloir la blesser, comment peut-on vouloir faire du mal à une fée? Oui c’était toi Morgane, reviens vite, on t’attend, nous te vénérerons jusqu’à la fin des temps. Prodigieuse conteuse, inlassable découverte de tes chères voluptées et de tous tes penchants. Tu nous as transformés, tu nous as fait renaître, nous sommes dorénavant enchantés par tes souhaits, nous n’avions jamais vu autant de séduction, nous savons désormais ce que tu signifies. Nous resterons à vie platoniquement ravis, tu nous as recouverts de tes douces folies, tes jouissances salutaires sans les avoir vécues, le fait de l’avoir dit, pour nous ça nous suffit. Il nous est inconnu l’amour que tu décris, mais nous sommes devenus tes plus fervents adeptes, nous saurons bien capables un jour de le connaître. Comment va-t-il falloir rester si connectés, se rappelant soumis, tout ce que tu as dit ? Quand prêts de Notre Amour, nous nous appliquerons à refaire sans cesse ce qui nous enchantait lors de tes descriptions, sans en perdre le don, sans parler du mystère, mettre à exécution tes câlines caresses, pornographies vivantes qu’ainsi nous connaîtrons. Ah Morgane ! Ah l’amour ! Pourquoi ne pas t’avoir écoutée bien plus tôt ?

Puis quand tu t’arrêtas de nous parler d’amour, nous n’étions plus les mêmes, nous en voulions toujours. Nous étions comme partis pour un très long voyage, nous y étions restés, nous y étions perdus. On aurait dit des niais protégés à jamais venant d’être imprégnés de bonté insensée, on nous avait marqués à l’encre transparente, on avait effacé toutes nos affreuses faiblesses. Nous n’étions pas des saints mais nous réverbérions l’absolue paix en nous. Nous semblions y croire à tout ce spirituel, même sous forme de lavage ce n’était pas du tout du bourrage de crâne, il y avait autre chose… Plus de négativisme dans ce que nous faisions, nous étions envahis par l’amour d’une femme, d’une fée irréelle qui venait de nous voir en nous ayant donné sa vision de l’amour et sans médiocrité, elle nous avait touchés au plus profond du coeur remplissant nos pensées comme à jamais tatouées. Plus aucuns des malheurs ne pouvaient nous tenter, nous vivions sans la peur de pouvoir nous fâcher, il était impossible de pas être aimé car il n’y avait en nous que positivité et nous étions, nous tous, de bonne  composition. Toutes les méchancetés, les intentions malsaines, les cruelles envies, les atroces confusions, les agressions gratuites de la mauvaise humeur ne renaîtreront plus  dans notre quotidien. On aurait pu nous prendre pour des êtres parfaits, nous savions maintenant que nous avions bien fait de l’avoir écoutée. Ô Morgane, toi pour qui nous nous sacrifirions, sachant d’ores et déjà qu’il ne le faudrait pas. Non, nous ne pourrions pas en arriver à ça, cette contradiction était même impensable. Se sacrifier pour toi, notre symbôle à nous ? Notre Amour en personne, penser au sacrifice, à l’anéantissement ? Ça ne passerait pas, ça n’arriverait jamais, nous en étions certains… Amour et sacrifice, nous ne mélangions pas, nous sommes tout amour. Morgane nous le doit et nous le lui devons. Nous nous sommes séparés, tout en restant liés, nous allions désormais suivre notre chemin, touchant les êtres humains sans y faire attention. Nous sommes devenus de sompteux orateurs, personne de peut fuir nos descriptions d’amour. Nous ne demandons rien et nous le distribuons, nous ne ferons que ça à partir de maintenant. On nous appelera, Les messagers d’amour. Nous ne voulons qu’une chose, c’est de vous rencontrer pour vous faire écouter ce qu’on appelle Amour… Puis, quelques temps plus tard, après la réaction de tous nos beaux discours, vous serez transportés au pays de l’amour où vous rencontrerez votre ultime recours. Sensation si jouissive et sans modération, nous parlerons d’amour et vous en conviendrez comme bon vous le semble. Il ne faut qu’écouter et sentir ces idées au plus profond de l’être. Elles purifient le corps, sans oublier l’esprit et elles sont en accord avec l’air du temps. Vous ne pourrez qu’aimer cet amour déclaré. Il a toujours été et vous qui en doutiez aujourd’hui vous savez que c’est la vérité. Laissons-nous envahir par ce bel événement, nous n’avons rien trouvé de plus systématique, de plus catégorique ni de plus évident. Alors sans aucune crainte, nous voilà persuadés que l’amour est un don qui nous est rajouté et qui fait bien partie de notre éternité. Laissons ce flux d’amour, raconté par Morgane, remplacer  le chemin que tout le monde a pris. Car je veux insister sur une telle évidence, l’amour ne doit plus s’échapper de nos vies, seulement nous ne pouvons l’enfermer à jamais. Il doit rester partout et peut-être en même temps. Nous, nous l’avons choisi et nous vous l’exposons, servez-vous bien de lui, il est inépuisable, vous ne pouvez le perdre, il est irréprochable. Il sera bientôt là, il arrive, le voici, c’est par ici, voilà…

19-09-2017

Enchantée et remplie…

Créé par le 18 sept 2017 | Dans : Non classé

Enchantée et remplie d’une vive émotion, elle parcourait les cieux de son regard peint. Frémissante d’envie pour déployer ses ailes, elle se tenait debout devant la grille ouverte. Sa compagne fraternelle, fidèle et endormie, était là sur le dos, sa poitrine opulente largement découverte sans aucune pudeur paraissait vouloir dire, ne t’en vas pas déjà, reste encore près de moi… Mais elle les déploya ses membres emplumés, les secoua deux fois dans de larges mouvements, avant de se lancer. Le vide tout autour la soutenait en fait, le vent la recouvrait et flirtait son plumage. On la voyait sourire, regardant les nuages, c’est là où elle allait à grands battements sereins. Rien ne la retenait et elle se sentait libre, ça faisait tant de bien. Légèrement soûlée par tant de liberté, elle ne pensait à rien. Le seul fait de voler la remplissait d’extase, on aurait pu penser qu’elle était faite d’air, elle formait à elle-seule un des courants du ciel. Ce n’était pourtant pas la toute première fois qu’elle passait la limite, doublant la stratosphère. Quand la cage grande ouverte la laissait à sa guise, aller où elle voulait, pas la peine de lui dire, elle s’envolait sans peur. Elle passait fréquemment la journée toute entière à voltiger gaiement survolant toutes les terres si hautes et vraiment chaudes brillantes comme des glaçons. Les montagnes pointues toutes formées de quartz formaient la cordillère. On aurait pu penser qu’elle n’avait jamais vu cet infini si vaste. Sa naïve apparence, son demi-corps de femme et ses deux ailes immenses ressemblaient à un rêve, une hallucination. C’était pourtant bien elle. Parfois les deux harpies, qui étaient soeurs jumelles, se faisaient remarquer au milieu des nuages. On leur avait appris à vivre dans une cage depuis qu’elles étaient nées, elles étaient habituées. Pourtant on les laissait faire ce qu’elles voulaient, on les laissait voler pour ne pas qu’elles oublient. En sachant parfaitement qu’elles reviendraient toujours, elles n’auraient pas pu vivre loin de nous très longtemps. Nous en étions si fiers ! Il leur fallait seulement du miel et puis de l’eau à toutes leurs réfections. On ne savait des deux qui était la plus belle. Ces deux femmes-oiseaux que l’on avait vues naître, émerveillaient les jours de toute notre vie. Ces êtres si fantasques et qui ne parlaient guère nous aimaient sincèrement comme de vrais enfants. Leurs pattes musclées d’oiseaux ainsi que leurs deux ailes s’assemblaient à merveille à leurs torses humains. Leurs visages étaient fins très beaux et féminins, avec de beaux sourires pour parfaire le tout. Quand elles volaient ensemble, nous les regardions faire, nous prenant par la main parlant des jours anciens. Nous avions parfois peur qu’elles s’envolent à jamais, mais non, elles revenaient toujours auprès de nous. Elles étaient nos deux « filles », nos mirages, nos trésors et nous ne savions pas ce qui leur arriverait ni ce que nous ferions quand elles nous laisseraient, si tel était leur souhait. Nous nous y préparions sans savoir trop quoi faire, même en sachant qu’un jour ça pourrait arriver. Seuls sans nos filles-oiseaux? Nous ne pouvions y croire ni même l’imaginer, nous préférions rester avec la certitude de terminer la vie, elles à côté de nous. Parfois il arrivait qu’elles sortent de leur cage, non pas pour s’envoler mais bien pour s’allonger et dormir avec nous suite à de mauvais rêves. Alors le lit douillet redoublait de douceur quand nous dormions à quatre. C’est dans ces moments-là que nous étions heureux, car dormir tout serrés à leurs corps de harpies, c’est une chose à part, difficile à décrire. Avez-vous déjà eu l’occasion de dormir avec de gros oiseaux aux demi-corps si beaux et aux visages divins? Il faut l’avoir vécu, une fois dans sa vie, pour pouvoir comprendre ce que nous aimions tant, quand cela arrivait. Ce n’était pas du vice, ni de l’espièglerie, nous nous endormions tous les quatre exténués, après avoir bercé, rassuré, caliné ces créatures d’amour, dans un profond sommeil jusqu’au matin très tard. Cette étrange chaleur, ces attouchements soyeux et si mystérieux, leurs côtés pierrots, respirations exquises, silence volatil comme une essence flottante et très particulière, effacements profonds, très grande protection, sommeil mythologique ? Qu’est-ce qui à notre époque se compare à cela ? Ça vaut son pesant d’or. Vivre sans nos chéries ? Vous voulez rire, j’espère…

18-09-2017

Tu n’aurais certainement pas voulu…

Créé par le 16 sept 2017 | Dans : Non classé

Tu n’aurais certainement pas voulu le connaître avant. J’en suis persuadé. Tu ne peux pas imaginer la vie qu’il menait, comment il passait ses journées et ce qu’il faisait pour s’en sortir, pour arriver à joindre les deux bouts. Je préfère ne pas t’en parler, tu ne serais pas fier, et puis j’en ai déjà trop dit, je ne veux pas rentrer dans les détails, c’est beaucoup trop intime. S’il a envie, un  jour, de te raconter cette période de sa vie, je préfère que ce soit lui qui te le dise. Et puis, il pourra beaucoup mieux t’en parler que moi après tout, c’est lui et lui seul qui a vécu sa propre vie. Vouloir te dire par quoi il est passé ne serait que modifier la réalité. Je ne te donnerais que les détails qui m’ont le plus ému, impressionné et même bouleversé. Ceux qui, à mon avis, sont les plus mirobolants et impensables, mais je ne t’en dis pas plus, va le voir, apprend à le connaître, apprécie-le, soit sincère, délicat et sensible. Prend-le au sérieux, ne joue pas avec ses sentiments, ne le prend pas pour un con et ne te moque surtout pas de lui. Et qui sait, si le coeur lui en dit, il s’ouvrira avec toi et te parlera de lui, de ses origines et ce qu’il a fait jusqu’à aujourd’hui. Tu verras, s’il se confie à toi, tu ne seras pas déçu, crois-moi. Tu n’as certainement jamais connu un être humain comme lui. C’est une véritable leçon de vie. Écoute, je vais d’abord lui demander si je peux te donner son what’sapp et s’il accepte – ce qui est presque sûr – rentre en contact et dis-lui que tu aimerais énormément le connaître et discuter avec lui. Dans quelques temps, tu ne pourras plus te passer de sa présence, ni de toutes ses histoires anciennes qu’il partagera avec toi. Je t’assure que cela en vaut vraiment la peine. S’il t’a à la bonne, de toute façon, il a tout le monde à la bonne, tu vas voir, il est extraordinaire. Allez je te laisse, je dois aller faire un truc, là. On en reparle, mais ne te gêne pas, dès que je t’envoie son tel, rentre en contact, tu vas adorer…

16-09-2017

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