Il se serait fait tuer…

Créé par le 24 août 2019 | Dans : Non classé

Il se serait fait tuer, sous la porte cochère, lui qui était venu proposer ses services et se faire accepter? Ce n’était pas la porte où il fallait frapper…

Il aurait dû savoir qu’il n’avait pas le droit de s’y aventurer. Se croyant tout permis, il y était allé. Il n’y a plus moyen de savoir qui c’était, en tout cas, il s’est fait poignarder dans le dos, on lui a également arraché toute la langue avec des tenailles. Il n’aurait pas fallu qu’il y mette les pieds. On le lui avait dit, il n’a pas écouté. Ce qui fait que maintenant, il a perdu la langue, il a perdu la vie. Pas la peine d’y aller pour aller le venger; cette porte, en effet, nous devons l’oublier, vouloir mettre son nez dans les affaires des autres n’a jamais rien donné et c’est ce qu’il a fait. Il s’est fait trucider, il l’avait mérité. Ce qui est arrivé, il fallait s’en douter. On ne doit, c’est certain, surtout pas s’en mêler, on n’est pas du métier. Il n’y a pas que lui qui se fera buter, ce n’est pas un endroit que l’on doit fréquenter. Il s’est pris pour un dur, il s’est fait refroidir. Il n’y a rien à dire, surtout n’insiste pas, il s’est bien fait descendre car il l’avait cherché. Il n’a pas voulu croire tout ce qu’on lui disait. Il n’a pas écouté, il a voulu le faire; se prendre pour quelqu’un d’autre qu’il ne sera jamais. Mais il y est allé, sans même se dégonfler, il était vraiment con. Il n’est pas fait pour ça, il n’a rien à prouver. Tout le monde s’en doutait qu’il ne joue pas à ça, car ce n’est pas un jeu. C’est vraiment trop sérieux et beaucoup trop dangereux pour y rentrer comme ça. Il ne nous a pas crus, pourtant, il a perdu et sur toute la ligne. Il a perdu sa langue et s’est fait poignarder. Fallait pas jouer au dur, maintenant, c’est trop tard. Il était en retard, ils étaient déjà là. Ils ne l’ont pas raté, ils se sont même marrés en le voyant sonner sous la porte cochère, en attendant qu’elle s’ouvre; et puis surtout après, en jouant au football avec sa langue en sang. Il peut toujours attendre. Enfin maintenant ça y est, ils ont ce qu’ils voulaient. Il ne faut pas la leur faire. Il s’était surpassé, je lui avais bien dit, il ne faisait pas le poids. Il aurait dû plutôt être resté chez lui, aller faire son marché ou aller au ciné et bouffer un mac do. Maintenant il l’a dans le dos. Fallait se lever plus tôt, espèce de rigolo !

Emberlificotée dans la texture…

Créé par le 22 août 2019 | Dans : Non classé

Emberlificotée dans la texture de ses douces idées, loin d’une quelconque bataille à vaincre. Aucune appartenance précise ou volontaire. En voulant se rappeler de son tout premier rêve, choyant cette survie qu’elle trouvait très belle, ses pas la supportaient, dans son allure fine, légère et séduisante qu’elle aimait afficher. Elle n’était pas d’ici et sûrement de nulle part. Elle avançait, habile, dans une capeline et des mocassins clairs. Elle avait l’air d’une nymphe, les cheveux blonds au vent détachés et très longs. Se souciant bien peu de ce qu’elle provoquait, quand de par son allure elle traversait les villes. Elle marchait vers le sud et recherchait la mer. Elle semblait reconnaître les chemins qu’elle prenait. Ses insouciantes manières, il était impossible de les lui faire changer. Il eût été bien mieux de passer devant elle pour semer des pétales et des herbes odorantes sur les routes qu’elle prenait pour parfumer sa marche d’agréables senteurs et la faire sourire dans ses plaisants efforts. Elle devenait biche, gazelle ou bien panthère et se transformerait certainement en sirène quand elle sera rendue devant cet océan qui semblait impatient, attendant sa présence. Oui, cette créature vit vraiment parmi nous. Nous la croisons parfois sous d’étranges augures et nous sommes nombreux à la voir dans nos rêves. Elle est notre besoin, nous sommes si fiers d’elle. C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle; je l’ai vue aujourd’hui…

 

https://www.youtube.com/watch?v=e4Ao-iNPPUc&list=RD_nLmM9kcBKs&index=2

Ce fut en essayant…

Créé par le 11 août 2019 | Dans : Non classé

Ce fut en essayant d’arrondir ses pupilles qu’il se mit à cligner longuement des deux yeux. Dans une déclinaison abrupte d’étrange modestie, il alla se percher tout en haut d’un sapin et joua la déco d’un arbre de Noël paré d’une grosse étoile brillante. Il n’aurait jamais pensé qu’il monterait si haut, et donc bien à l’abri, il se remit très vite à les écarquiller, ses deux yeux magnifiques. Il resta là longtemps sur cette fine branche balançant dans le vent. Il faisait pourtant jour, que faisait-il donc là? Il ne pensait même pas à chasser le mulot, l’orvet ou le poisson. Son estomac rempli lui avait commandé de s’arrêter un peu et faire la digestion de cette proie nocturne. Après un bon quart d’heure, tout le corps pris au vent, l’une de ses cornées fut frappée de l’éclair d’une lumière naissante. Il ferma ses paupières et perdit l’équilibre, se lançant dans les airs, sans savoir son chemin. Il déploya ses ailes deux fois plus grandes que le reste du corps et plana en tournant, refusant d’ouvrir l’œil. Il atterrit enfin sur le plat d’un rocher pas très loin d’un hameau qu’il ne connaissait pas. À peine avait-il libéré son regard en faisant tournoyer ses deux globes oculaires qu’il reçut un filet aux mailles bien serrées qui lui interdit toute forme de mouvement de ses deux longues ailes. Il piailla effrayé en ouvrant grand le bec, en montrant sa langue noire. Il était pris au piège et se chiait dessus tellement il avait peur. Les mailles du filet se resserrèrent encore. Il s’évanouit bientôt sous l’effet d’une fumée opaque et très chargée. Sans doute un somnifère médical puissant. Quand il se réveilla, une bonne heure après encore tout groggy, il était attaché par les ailes à un mur de crépi, dans une grange. Il entendit des rires et des paroles humaines, celles de petits enfants qui jouaient à un jeu, vraiment très excités. Trois fléchettes dans chaque main, à deux bons mètres du mur, les deux gosses sadiques bien décidés à lui crever les yeux. Son aile droite le blessait, elle était pleine de sang, une fléchette plantée dedans, sa patte aussi suintait d’une étrange couleur de crotte, d’urine, et de duvet tout blanc. Il arrivait encore à ouvrir le bec en feulant, mais moins fort. Puis l’une des fléchettes lui perça la paupière. Une douleur horrible fit taire l’animal se débattant à peine. Il se voyait encore tout en haut du sapin et ne comprenait rien. Son heure avait sonné et il allait périr dans d’affreuses souffrances. Puis le père arriva et gronda ses enfants en les giflant et en leur envoyant des coups de pied au cul magistraux. Il s’approcha ensuite, retira la fléchette et détacha les ailes du bel oiseau de proie, puis le posa par terre. Son aile saignait encore, l’un de ses yeux aussi. L’homme le mit dans la paille près d’un bol d’eau de source et d’un gros mulot mort qu’il venait de prendre au piège. Il le laissa tranquille et referma la grange. La douce obscurité sembla plaire à l’oiseau. Il allait déjà mieux, il se plongea la tête plusieurs fois dans le bol en secouant les ailes dans un cri long aigu. Le lendemain matin, le bol renversé dans la paille souillée et puante, il s’était envolé; plus de trace de l’oiseau, encore moins du mulot. C’est un oiseau pirate, borgne, avec une aile tordue qui parcourt le ciel et se pose souvent sur la cime des sapins. Il vient parfois tourner au-dessus du vieil homme comme pour le remercier de l’avoir épargné.

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Tu ne la violeras pas…

Créé par le 11 août 2019 | Dans : Non classé

Tu ne la violeras pas, pour lui montrer ses torts, ou ne le retrousseras à l’arrière du décor. Tout ce que tu cogites est mal intentionné. Tu protèges les voleurs, les arracheurs de dents. Tu n’as plus de raison, tu n’as plus rien à croire, pas grand chose à penser. En fait, tu restes là, car tu penses les faire chier. Tu t’endors finalement, la tête sur ses seins, elle monte et elle descend dans un doux mouvement. Tes pensées s’obscurcissent quand tu es comme ça. Tu n’as pas intérêt à lui faire du mal. Tu devrais t’arrêter même de la provoquer. Ne la fais pas rougir, ne sois pas si malsain, laisse un peu de côté toutes ces insanités. Au lieu de faire l’idiot joue donc la carte tendresse, fais-la rire, cajole-la et envoie-lui des roses. Complimente-la souvent et reste à ce niveau. Essaie de la séduire (tu en as tant besoin), il faut qu’elle te connaisse dans tes jours meilleurs. Tu dois te sentir bien avec elle près de toi. Tu dois la satisfaire, réaliser ses rêves, la couvrir de bijoux, lui offrir des cadeaux tous les jours de l’année, la surprendre sans arrêt pour qu’elle puisse t’aimer. Tu dois passer ta vie à lui faire plaisir, pour qu’elle devienne la femme, la seule que tu veuilles, l’unique de tes rêves, de ta réalité; celle que tu désires sans jamais te lasser. Tu ne dois donc pas croire tout ce que l’on raconte. Écoute plutôt ton cœur et suis donc ton instinct; tu n’es pas animal et tu le sais très bien. Tu ne sortiras point de cet antre dodu, de son charmant visage, de son corps charnu et tu continueras tes fantasmes d’antan en les réalisant d’ailleurs assez souvent; tout en alimentant tes écarts de jouissance. Tu te résigneras dans cet amour charnel, étranger et distant que tu connais à peine. Tu devras respecter la culture de son peuple, car tu n’es plus chez toi, mais loin d’où tu es né. Tu reviendras parfois visiter les anciens et tu découvriras tous les nouveaux venus. Tu te réjouiras donc face à tout leur amour. Ils te rappelleront que tu n’es pas perdu et que tu peux toujours encore compter sur eux.

Ce que nous avions vu…

Créé par le 04 août 2019 | Dans : Non classé

Ce que nous avions vu du haut du mirador n’était pas censé être ce qui donnerait tort. Nous avions regagné chacun nos soubassements et nous nous efforcions de ne rien renverser. À tout moment cela pouvait recommencer, nous nous retrouverions devant l’absurdité de ce que nous croyions. Il n’y avait plus moyen de renier quoi que ce soit. Nos souterrains étaient parfaitement calfeutrés, complètement hermétiques. Nous allions devoir vivre loin de toute lumière, et nous découvririons que nous sommes bien aptes de vieillir sous la terre. Les mines abandonnées avaient été ouvertes, leurs parois retappées, un ingénieux système d’aération venait d’être installé par un vieil écolo. Mais c’était interdit de rentrer en contact avec ceux du dehors. On nous mettait en garde sur ce qui arriverait à quiconque essayerait de dribbler les consignes. Nous serions tous voués, ceux qui l’avaient choisi, à une vie de taupes ou de lapins sauvages ou tout autre rongeur qui vit dans des terriers. Nous n’allions plus pouvoir nous laver, à part dans les endroits ou subsistaient des sources, ce qui devenait rare. Nous étions habitués à manger des racines, des morceaux de charbon, des insectes moelleux et des limaces crues. Car impossible, bien sûr, d’allumer quelques feux, nous aurions été asphyxiés sans attendre. Or, la vie s’apprêtait à nous laisser survivre, loin de toute catastrophe, de désastre naturel. Nous nous transformerions, nous, les êtres humains, pour devenir alors, les uniques survivants…

Tu transfigureras le retour des passions…

Créé par le 31 juil 2019 | Dans : Non classé

Tu transfigureras le retour des passions, tout en te faufilant pour rester invisible face à l’imputrescible du moindre de tes élans. Tu te détourneras de l’objet de tes rêves pour obstruer l’accès aux belles échauffourées. Tu ne déclineras jamais l’identité de ta propre personne pour ne pas affronter tous les causeurs de troubles. Tu te repentiras de n’avoir pas pu croire qu’il pourrait t’arriver la pire des catastrophes. Pourtant, tu décideras de devoir tout détruire pour ne plus guère douter de ton absurdité. Il n’était pas prévu que tu puisses le comprendre. Tu n’étais pas censé te lancer dans l’ivresse ni de tergiverser dans d’innombrables gaffes et d’astuces incroyables. Tu reconnaîtras même que tu as su ravir le moindre de tes actes, maquillés d’étrangeté et d’incompréhension. Tu retireras donc le goût de tes excès pour vider tout ton zèle et réprimer ton âme. Tu n’auras désormais plus de chance de salut, tu n’accompagneras que les terreurs impies; celles que depuis longtemps, tu ne pensais qu’à fuir ou refusais d’aider. Tu es donc fautif, car cela vient de toi. Ces créatures difformes qui parfois te chagrinent et t’épouvantent aussi ne se rendent pas compte qu’elles ont emprise sur toi. Tu dois les repousser, sans leur laisser la moindre chance de se battre. Que t’adviendrait-il donc si tu devais répondre à leurs provocations? Tu resteras gravé dans la mémoire du temps, si le cœur t’en dit, ce qui te permettra de pouvoir survivre. Tu iras bel et bien vers le danger maussade, ne te pliant à rien d’autre que tes pulsions. Quand tu enfanteras ce summum de rage, tu ne pourras survivre que pour la destruction de ces fausses connaissances, te sacrifiant à peine face à l’inoubliable qui aime te bercer tout en te cajolant. Rien de plus déprimant que de te réveiller dans ce désert glacé, respirant de l’hélium dans ce caisson blindé à cent mètres de fond dans une eau cristalline. Tu devras déployer toute ton énergie pour pouvoir subsister à cette profondeur tel un voyeur nautique qui se paye du bon temps en se rinçant bien l’œil. Ça reste omniprésent, ça te colle à la peau. L’envie de te débattre n’a plus cours ici-bas. Tu rayonnes, tu lis et tu t’immobilises, tu respectes la pression de ce milieu marin qui impose sa loi incontournable et vraie. Pas de cérémonie. Tu refuseras de croire que tout est bien perdu, tu ne voudras pourtant pas sacrifier ta vie ni le regain d’amour qui semble disparaître, pollué par les années, que tu ressens à peine. Il te faudra du temps pour reprendre ton souffle et respirer vraiment pour pouvoir t’en sortir. Tu t’étais isolé trop longtemps tout au fond. Toutes tes idées ont fui, tu repars à zéro. Tu emmagasineras de fortes pulsions de vie que tu n’as jamais eues. Elles te sont apparu à d’étranges moments, sous-marines, inconnues où tu as divagué sans te douter de rien. Mais c’est à la surface que tu respireras; ce qui renforcera ton état naturel de créature terrestre. Tout cela permettra de t’armer de courage, des vibrations profondes s’installeront dedans  tes entrailles humaines. Tu ne te morfondras plus jamais, pas la peine; tu n’en as plus besoin. Tu seras protégé ou du moins renforcé par de rares pulsions que tu as repêchées et qui ont installé leur quartier dans tes gênes. Surhumain sous-marin, tu pourras continuer…

Puis le jour s’évanouit…

Créé par le 21 juil 2019 | Dans : Non classé

Puis le jour s’évanouit, il n’était pas midi. Le ciel se couvrit de grosses flammes mauves. Il se mit à pleuvoir et des rafales de vent balayèrent les trottoirs, éclaboussant les murs et toutes les vitrines. Les rats, tout affolés décampèrent des égouts et se précipitèrent sous les roues des camions ou des cars en partance. Vite, une odeur immonde imprégna les avenues. Les hôpitaux prirent feu et les églises aussi, comme par enchantement, même sous la pluie battante. Tous ceux qui restaient là, se cachaient dans les pubs, les brasseries et les bars. Ils avaient décidé de boire jusqu’à la fin; jusqu’à ce que tout se calme. Toi, tu n’oublieras pas tout ce qui se passa. Ce souvenir tenace, il reviendra rôder tout en te provoquant pour te remémorer sans arrêt ce jour-là. Tu as été le seul que la mort épargna; tu étais descendu dans la cave, et à genoux, au fond, près d’un tonneau en chêne, tu cherchais une bouteille pour fêter l’occasion. Celle qui couronnerait cette célébration, que tu allais chercher là derrière les fagots dans ton rade si petit…

https://www.youtube.com/watch?v=3MCHI23FTP8

https://www.youtube.com/watch?v=Mbao_laqF8E

On dirait qu’ils sont fiers…

Créé par le 21 juil 2019 | Dans : Non classé

On dirait qu’ils sont fiers de souffrir dans la vie. Est-ce qu’ils exagèrent ou en ont-ils envie? Ils se doivent d’aider tous les autres qui souffrent, qui peinent et qui galèrent. Tous ceux qui ont morflé sans trêve depuis toujours, depuis qu’ils sont au monde. C’est un choix qu’ils ont fait, ils n’en démordront pas. Ils veulent partager leur émoi, leur chagrin. Tous en frères. Tous les autres « bien portants » n’ont qu’à bien se tenir, ils ne s’en mêleront pas, ce n’est pas leur affaire. Ils ne devront surtout pas faire les gros yeux. Ils ne feront jamais partie de cette dance et c’est perdu d’avance, pas la peine d’essayer. Ils veulent supporter la douleur des bannis et puis celle des damnés, leur montrant qu’ils ne doivent jamais baisser les bras (ils le savaient déjà et pourront le comprendre sans poser de problème, car pour eux cette lutte recommence chaque jour). Ce sont des dirigeants, des frères, des amis; ils ne pensent qu’à une chose: « que tous ceux-là s’en sortent ». Alors ils feront tout pour que cela arrive. Pourtant, ce ne sera pas une partie de plaisir; ils devront se bouger, étudier, travailler, car il n’y aura rien de haché tout menu. Il y en a quelques-uns, qui n’y arriveront pas (ils ne sont pas nombreux), mais la majorité sera récompensée, couverte de lauriers. Ils seront subjugués d’avoir vaincu tout ça, d’être où ils en sont. Ils n’oublieront jamais ceux qu’ils étaient avant et ne trahiront pas celui ou celle qui leur permit d’atteindre où ils sont aujourd’hui. Maintenant, c’est leur tour, ils vont devoir aider les défavorisés. C’est ce qu’ils ont choisi de faire de leur vie et ils ne pourront pas, un jour, changer d’avis. C’est leur philosophie, leur façon de penser, de se réaliser. C’est donc ce qu’ils font et ils en sont ravis. Ce n’est pas pour l’argent, c’est bien plus nécessaire; ils ne sont pas à vendre ni bien sûr à acheter. Ils ont ça dans le sang et c’est à ça qu’ils pensent, c’est pour cela qu’ils vivent…

https://www.youtube.com/watch?v=Um9ciR4yajU

On aurait pu lui dire…

Créé par le 28 juin 2019 | Dans : Non classé

On aurait pu lui dire que ça pouvait attendre; ce n’était pas la peine qu’il se casse la tête en faisant tout un drame. Non, y avait pas besoin. Mais lui, il a compris tout le truc de travers, il a assez flippé, il s’est rongé les sangs. Pas moyen de lui dire qu’il fallait qu’il relâche; il était persuadé que c’était trop sérieux. Alors, c’est au moment où il pêta les plombs que les flics sont venus – Contôle d’identité – Il l’a pas supporté, il leur a craché à la gueule et a pris la casquette de la meufe qu’était flic. Je te dis pas le bordel. Il s’est pris un coup de gaz plein les yeux, a crié de douleur et leur est rentré dedans. Il les a fait tomber tous les deux sur le trottoir. Il est fort comme un Turc; tous les jours, il s’entraîne en soulevant des pneus de camion. Il les a pris à la gorge avec ses grosses paluches. Si on l’avait pas calmé, il les aurait tués. Il a assis les deux keufs en les bloquant sur un mur, les tenant par le col. Ils étaient rouges et lui aussi d’ailleurs et en plus, il pleurait, ses yeux lui piquaient de trop. Après s’être calmé, il leur a mis deux baffes, en cassant les lunettes de la fille. Il a pris leurs menottes, les a fait s’enlacer et les leur a passées au poignet, bien serrées, derrière le dos de l’autre. Puis, il s’est relevé, a baissé sa braguette et leur a pissé dessus. Je te dis pas dans quelle merde il s’était mis, car le lendemain matin, les flics sont allés chez sa mère aux aurores. Heureusement qu’il n’était pas rentré dormir… Il est vraiment trop con; il n’a pas de limite et n’a pas de notion. Il se complaît dans l’erreur, il est méchant comme une teigne.

Tu ne pensais même plus…

Créé par le 27 juin 2019 | Dans : Non classé

Tu ne pensais même plus à ce que tu disais. Tu ne voyais même pas que tu te répétais. Tu parlais, à vrai dire, toujours de la même chose. Tu n’avais rien à dire, tu ne t’en rendais pas compte. Tu devrais arrêter d’écrire autant de conneries. En croyant certainement que tu es dans le vrai, en pensant donc tenir une bonne filière, tu ne fléchissais pas, tu faisais bien celui qui avait du talent. Personne n’en parlait, ne prônait le contraire; alors comment faire pour pouvoir te faire taire? Parfois, tu ressentais une profonde lutte, mais pas un seul ennemi n’était là cependant. Tu t’enfonçais tout seul dans tes répétitions, et tu t’embourbais, lourd, dans la médiocrité. Tu avais l’air d’un bœuf qui porte des œillères et qui laboure la terre encore et puis encore depuis plusieurs années s’en jamais rien planter. Tu te croyais minable, refusant d’y penser. Tu voulais te harceler sans aucune raison, tu écrivais toujours de la même façon. Tu ne savais, au juste ce qu’il restait à faire. Tu écrivais en lettres ce à quoi tu pensais. Tu croyais ne trahir pas un seul des tiens, tu ne réveillais guère que ce qui cogitait au fond de ton esprit. Tu le laissais ouvert et semblais le sucer pour en extraire le jus sous forme de délire, chaque fois plus précis et chaque fois mieux écrit (tu aimais le relire). Pourtant, cela ne te satisfaisait pas trop, tu n’avais pas le don d’écrire comme il fallait; tout cela n’était, certes, qu’un simple passe-temps. Ça ne servait à rien, mais c’était attachant. Tu faisais le ménage en rangeant tes idées et en les écrivant sans trop les altérer. Étais-tu bien sincère? Le savais-tu, au fait? Écrivais-tu vraiment tout ce que tu pensais? N’y avait-il vraiment pas d’interdits, de censure? Ne te cachais-tu pas sous des sous-entendus? Ne détournais-tu pas l’idée trop personnelle, intime, indiscrète? Ne te dégonflais-tu pas face aux évidences qu’il fallait transformer, tourner et retourner, sans en dire davantage – en laissant tout en plan? Mais à quoi jouais-tu donc, écrivain du dimanche? Non, tu n’es pas farouche, tu n’es pas aussi clair que tu aimerais l’être. Tu te compliques, en fait, dans ton style graphique. Sois donc plus précis, plus simple dans le récit. Un jour, on te lira, qui sait, avec plaisir …

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