Au cou de ma chérie…

Créé par le 27 mai 2017 | Dans : Non classé

Au fond de la rivière, dans l’eau fraîche et vivante, les pierres précieuses scintillent usées par le courant. Touchées par les rayons du soleil qui se trempent, elles clignent leur couleur dans le lit conduisant. Ces petites beautés de l’ordre minéral garnissent depuis longtemps l’habitat des poissons. Ces animaux d’eau douce s’y arrêtent encore pour les voir de plus près et même les gober. Ce qui brille les attire. Moi, j’en ai pêché un et ça je vous l’assure, voulant le préparer je lui ouvre le ventre pour mieux le nettoyer. Au milieu des entrailles et tout taché de sang un caillou assez gros continuait de briller. Et comme dans les galettes quand nous fêtons les rois, nous mordons bien parfois dans une fève en or, et bien dans ce poisson cette pierre rayonnante n’était en fait, mais oui, qu’un morceau de diamant! Après le faire sertir, devenant pendantif, je l’enfile sur la chaîne au cou de ma chérie…

27-05-2017

Sur la plate forme pétrolière…

Créé par le 25 mai 2017 | Dans : Non classé

Sur une plate forme pétrolière, dans les eaux vénézuéliennes, il s’était allongé sur la piste circulaire vide où les hélicoptères pouvaient se poser. Il faisait nuit, il avait eu envie de quitter sa cabine et d’aller faire un tour dehors. Cela faisait bientôt six mois qu’il travaillait là et se demandait quand il rentrerait à terre, chez lui, à Oricao à presque 60 kilomètres de Caracas.  Il vivait seul dans un mobile home, sur une petite montagne qui dominait la mer. Ici, tout le monde l’appelait « Artista » son vrai nom c’était Carlos, Carlos Mendonça. Il ne parlait pas beaucoup et était très solitaire. Son regard parfois glacial empêchait les autres de lui adresser la parole. Il connaissait son boulot et le faisait bien, on n’avait rien à lui reprocher. Alors, il pouvait vivre à l’écart et ne pas être trop bavard. pas de problèmes. C’était l’un des plongeurs de la plate forme. Tous les mois, on les envoyait vérifier ensemble les bases et le forrage au fond de l’océan. La descente était rapide, c’est la remontée qui durait plus longtemps. Il fallait passer par plusieurs paliers de décompression, sans ça, on pouvait attraper la maladie des caissons et là il ne  valait mieux pas… Ce soir-là, allongé sur le dos, il regardait les étoiles en buvant du rhum que son copain jamaïcain lui avait rapporté. Il avait pris ses longues palmes aussi, la tête reposant sur l’une d’elles. Il parlait tout seul, posant des questions au ciel. Cette vue qu’il avait sur le firmament était vraiment extraordinaire et presque unique, car c’était peut-être le seul endroit où l’on pouvait voir autant d’étoiles. Elles semblaient rire, impatientes et palpitantes, on aurait dit qu’elles bavardaient entre elles, se racontant des histoires drôles, des envies de voyager, de connaître d’autres pays, de partir sans rien demander à personne, libres de faire ce que bon leur semblait. On se serait cru dans une immense cour d’école de filles, elles avaient toutes des idées comme ça. Il vida la bouteille et s’approcha du rebord. D’un grand coup tendu, il la projeta dans l’océan tout noir. Il chaussa ses palmes géantes et se jeta lui-aussi dans l’eau obscure et inconnue. Son plongeon parfait le fit entrer comme une torpille dans l’eau, au milieu des vagues tranquilles, dérangeant à peine le silence marin, rien de plus qu’un Splash sourd. Même après un litre de rhum, il n’était pas si saoul que ça ou alors il le cachait bien. C’était un gros buveur, il encassait une très grande quantité d’alcool sans broncher ou presque. Il savait boire et personne sur la plate forme ne voulait essayer de le suivre, les soirs de cuite, en général la veille du retour à terre. Quelques petites vagues vinrent frapper les structures métalliques. Il s’attacha un moment à un des montants de l’échelle de métal recouverte d’algues et un peu rouillée par le contact de l’eau de mer, fouettée par les courants marins et les vagues répétitives. Il respira un grand coup et s’enfonça à grande vitesse dans les profondeurs noires de la mer. Il dut plonger à plus de cinquante mètres avant de décider de remonter à la surface. Après plus de trois minutes d’apnée, au contact de l’air, il respira la tête en arrière, fixant les étoiles et souriant, balotté par les allées et venues des vaguelettes s’équilibrant dans des mouvements de bras et des longs coups souples de palmes. Ce n’est pas encore ce soir qu’il mettrait fin à ses jours, il aimait trop faire ça. Ça le motivait à vivre et il recommençait sans cesse. Il était plongeur après tout, c’était comme ça qu’il gagnait sa vie et cela ne le dérangeait absolument pas. Le contact avec l’eau salée de jour comme de nuit, l’enchantait. Parfois il s’arrêtait de boire et allait se saouler en parcourant le fond des mers. Il aurait tant voulu pouvoir respirer sous l’eau sans équipement de plongée! Lui aussi aurait voulu être un mammifère marin croisant avec les femelles dauphins ou les orques…C’était son souhait le plus cher, son délire de presque tous les moments. Il était célibataire et vivait seul. S’il avait eu des enfants, il ne le savait pas. De toute façon, il était impossible de savoir où il vivait. C’était comme un secret, un repaire que presque lui seul connaissait. Il n’y emmenait  jamais personne. Bien sûr devant chez lui, il y avait la mer. Quand on parlait de lui, certains disaient même que sa mère avait accouché de lui en mer. Elle était plongeuse, elle aussi, elle allait pêcher des coreaux, des langoustes et des gros coquillages pour les revendre. C’était comme ça qu’elle gagnait sa vie. Par contre on n’avait jamais rien su de son père. Il n’en parlait jamais. Il n’était déjà pas bavard ou alors quand il parlait, c’était aux étoiles. Après avoir retiré ses palmes, il grimpa à l’échelle et rejoignit sa cabine. Il faisait cela de temps en temps, pour voir où il en était, c’était une sorte d’épreuve, il se testait lui-même, il s’infligeait ce rituel pour se certifier qu’il devait continuer, qu’il n’y avait pas de doutes à avoir. Le lendemain, avant le déjeuner, l’hélicoptère atterit sur la plate forme où la veille il s’était allongé. Il allait rentrer à terre. Il y passerait six mois ou presque avant de revenir en pleine mer. Quelques examens médicaux de routine obligatoires à passer, la boîte dans laquelle il travaillait imposait cela à quiconque faisait partie de l’équipe: Psycholgue, oto-rhino, cardiologue, dermatologiste, il falait passer par tout ça. Précautions à ne pas prendre à la légère, et auxquelles il se soumettait chaque année. Il prendrait bientôt sa retraite. On lui avait proposé  d’être professeur de plongée dans un hôtel cinq étoiles à la Jamaïque. Il y pensait, mais ne savait pas encore ce qu’il allait faire et de toute façon il avait encore quelques années avant de prendre sa retraite. Cependant l’idée le séduisait, enfin il verrait…

25-05-2017

Tu n’imagines pas comment…

Créé par le 25 mai 2017 | Dans : Non classé

Tu n’imagines pas comment ils l’ont mis: après les coups de santiags dans la gueule, le ventre, le cul et le dos, l’un des deux a pris une barre à mine et il lui a enfoncé un peu partout. Heureusement que le mec se tenait encore la tête, tout recroquevillé, sinon, je crois bien qu’il lui aurait fracassé le crane. Son pote lui avait dit d’arrêter que c’était bon là, ça suffisait maintenant, il s’en était pris assez, il fallait qu’ils se cassent, ils avaient rencard avec des meufes. Le dernier coup de barre à mine avait crucifié le mec sur la grille d’aération du métro, et le gros bout pointu était allé se loger dans la main en se coinçant comme l’épée d’Excalibur un peu. Le mec avait pourtant vraiment dégusté, mais il n’était pas mort pour autant. Il était resté en caleçon, en tee-shirt et en chaussettes, le reste il se l’était fait braquer. Tout sanguinolant, il n’était pas beau à voir. Même un rat qui venait de sortir des égouts n’avait semble-t-il pas eu envie d’aller le respirer de plus près, on aurait dit qu’il avait été effrayé par ce spectacle. Les mecs étaient déjà loin, on n’entendait plus le bruit de leurs pas dans la rue. Cette violence était devenue très coutumière… Si l’autre ne l’avait pas appelé pour partir, il l’aurait certainement démanché et décapité; comme le week-end dernier quand ils avaient percer les lèvres de deux gros cadenas et avaient couper la tête en dépeçant un jeune de seize ans qui avait trop parlé… Les bras dans un sac poubelle, les jambes dans deux autres, le reste du corps, le buste avait été jeté aux chiens et la tête sectionnée à la machette était restée au milieu du macadam. Il l’avait filmée et mise sur youtube. Des sauvages, ce mot n’est pas assez fort, des monstres, des bourreaux, des bouchers sanguinaires, on ne sait plus comment les appeler. Plusieurs fois par mois de l’autre côté de la ville, il y avait des trucs comme ça… Le crucifié de la bouche de métro avait vraiment eu du pot d’être encore en vie. La barre à mine très étrangement se mit soudain à basculer et tomba sur la grille en lui écartant les phalanges tout en les broyant. C’est à ce moment-là qu’il cria. La barre à mine roula un moment sur le trottoir et tomba presque dans le caniveau, le rat se précipita dans son trou…

25-05-2017

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